La toile aux alouettes de Lou Vernet : Le chouchou du Week-end

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lvLe livre :  La toile aux alouettes Volume 1, L’inclus de Lou Vernet. Préface Maud Tabachnik. Paru le 3 octobre 2016 aux Editions Border Line dans la collection Dead Line. 18€ ; (254 p.) ; 21 x 13 cm

4e de couv : 

Il était une fois deux enquêteurs interlopes, une jeune fille en recherche de sens, un voisin bruyant, un gourou du web, une chef de service peau de vache, et une maman névrosée… C’est comme cela qu’elle nous la joue, Lou Vernet, avec une myriade de personnages qu’elle cisèle de sa plume efficace. Tous semblent évoluer dans des mondes parallèles jusqu’au moment où le récit bascule dans l’insondable noirceur de l’âme, entraînant le lecteur dans ses rêts. Dans La Toile aux alouettes, son premier polar, Lou Vernet manie en virtuose, l’art de la mystification. En attendant que l’Inclus et la Virgule reviennent défaire un nouvel écheveau, frissonnez avec ce premier opus, tout en ombres et lumières ! La Toile aux alouettes paraît aux Éditions Border Line.

« J’ai découvert une fin diabolique bien loin des premiers chapitres policés, qui fera hoqueter et lever les sourcils, mais qui est la signature d’un livre réussi, original, audacieux. Un livre que l’on n’oubliera pas, longtemps après l’avoir fermé. »
Maud Tabachnik, écrivain.

 

lvL’auteur : Quand on demande à Lou Vernet ce qui est essentiel, elle répond, sans coup férir : aimer, marcher et écrire. Elle baguenaude sur les trottoirs de Paname, mais pas que. Le monde qu’elle parcourt, nez au vent, est sa source d’inspiration. Lou est belle, libre, vraie, douée pour la vie et experte en mots. Normal, cette Parisienne les cultive depuis plus de dix ans. professionnellement, pour en faire une oeuvre.

 

 

Extrait : 
Au fonds d’une impasse, une veille bâtisse en pierre délabrée. Un toit d’ardoise, des croisillons au-dessus de la porte d’entrée et une lucarne plantée juste au dessus de la première fenêtre sur la gauche.
A l’intérieur de cette ouverture, un store déglingué découpe la lumière du petit matin en tranche. La chambre reste sombre. Posé depuis des lustres, le papier peint à grosse fleurs roses semble fatigué d’être là.  Une armoire à double battant, d’un brin foncé, s’impose massivement sur tout le mur. Un lit rouillé et un tabouret rond en plastique blanc occupe le reste de la pièce. Une surface d’à peine dix mètres carrés.
Clara gît, nue, droguée et menottée à l’armature de fer.
Une main tatoué caresse son corps inerte.
Le silence avale tout

 

Mon simple avis :

 

Ce roman noir met en scène une galerie de personnages qui semblent appartenir à des mondes différents, de la mère névrosée au « no life » féru d’informatique, en passant par deux enquêteurs louches et un voisin insupportable, et qu’un sombre incident amène à se rencontrer.

Ce qui marque en ouvrant le roman de Lou Vernet et en découvrant les premières pages, c’est son écriture. Une écriture exigeante, une plume soignée, tout en dentelle où l’on déguste et savoure chaque tournure. C’est ciselé. Chaque mot tisse un canevas parfaitement exécuté . C’est très littéraire et c’est très beau aussi !

Alors dans la première partie du roman, on va suivre Clara, une jeune femme que l’on perçoit comme sage, bien élevée, tranquille. une jeune femme, douce, réservée, un peu effacée. Une jeune femme sans histoire en somme. Sauf que … Devant nos yeux,  Clara doucement mais surement pète les plombs. Au rien de bien extraordinaire, juste des petites choses du quotidien qui peuvent agacer plus d’un d’entre nous !

Alors dans cette première parti et durant une centaine de pages, on va suivre Clara. Et on va se demander où elle va bien pouvoir nous emmener !

Et qui est ce Domino, qui semble guider notre jeune héroïne.

Durant la lecture de cette première partie, j’ai souvent pensé être dans un roman de Barbara Abel. Oui Lou à cette façon d’amener les choses, tranquillement, par petite touche, sans coup férir. Quand tout à coup, on pressent que quelque chose va se passer, on sent que notre héroïne va basculer. Mais la grande force de notre auteur c’est d’amener ses changements avec énormément de délicatesse et d’élégance.

Et puis, arrive la deuxième partie !

Là on va faire connaissance  avec les Concertistes. La Carpe et la Virgule.  Le premier est « Taisseux sans mépris. Silencieux par évidence « , le second surnommé ainsi par son handicape qui le fait claudiquer et  » Parfois on pouvait penser qu’il dansait, toujours de biais, du même coté, mais il dansait ». Ces deux là, Pierre, l’inclus et Bastien sont indissociables. Anciens coéquipiers au 36, ils sont restés amis même après la démission de Pierre.

Avec eux, va démarrer l’enquête. Le roman policier va prendre le pas sur le roman psychologique. On va suivre pas à pas nos deux enquêteurs dans leurs investigations . Et si ils ont trop peu d’indices, le flic et le détective flairent au fils de leurs découvertes une sale affaire.

Et c’est là que l’on va retrouver Clara. Elle va bientôt être au centre de cette recherche de la vérité.

Ils vont mettre du temps, mais vont finir par comprendre comment Clara a été victime d’ une manipulation psychologique.

Pour autant il ne savent pas, eux non plus, qui est ce fameux Domino qui semble agir comme un gourou.

Enfin la troisième partie annonce le final.

Trente cinq pages de révélation et quelles révélations !

Enfin on va découvrir qui est ce MC Domino, et la surprise sera de taille. Je ne l’ai pas vu venir, à aucun moment.

Une fin furieuse, diabolique tout droit sortie du cerveau tortueux de notre auteur. Un final dingue qui plaira au amateur de pur thriller.

Voilà vous l’avez compris j’ai adoré cette lecture.

louPour sa première incursion dans le monde du polar, Lou Vernet a parfaitement réussi son entrée. Dans ce premier polar tout y est !  Tour à tour Roman psychologique, roman noir et policier, thriller implacable, La toile au alouette est une magnifique découverte. L’auteur distille même ici et là à travers son entrelacs de mots, quelques brins d’humour, un poil astringent.  Et si cette première histoire à comme sous titre l’inclus, il est à parier que nous retrouverons nos deux flics dans une nouvelle enquête qui cette fois nous en apprendra plus sur la Virgule. 

Car ne vous fier pas au sous titre,  » Livre 1 : l’Inclus« , qui pourrait vous faire croire à une première partie. La toile aux alouettes est belle est bien un one shot. Une enquête à part entière, une histoire qui se suffit à elle même. Même si je l’avoue, j’ai très envie de retrouver très vite notre duo d’enquêteur.

Et je ne peux que vous conseiller de découvrir cet étonnant et merveilleux polar !

Oui vite, j’en veux encore !!!

lv

lou

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9 réflexions sur “La toile aux alouettes de Lou Vernet : Le chouchou du Week-end

    • Oh merci Adèle, voici le plus beau compliment que l’on puisse me faire. Et c’est toi qui l’a fait. J’ai un grand sourire au lettre là qui illumine mon visage et j’ai même, j’avoue; un peu rougie . 😉
      Et merci aussi d’avoir lu Lou, j’aime comme les lectrice sont curieuse et aventureuse. 😀

      J'aime

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