Trophée Anonym’us : Valérie Allam sous le feu des questions

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Anonym’us

Les Mots sans les Noms

mardi 22 novembre 2016

Valérie Allam sous le feu des questions

Les questions du Boss.

1- N’y a-t-il que du plaisir, dans l’écriture, ou t’est-il déjà arrivé de ressentir une certaine forme de douleur, de souffrance, dans cet exercice ?
  • L’écriture est jubilatoire. La souffrance vient surtout du manque de temps et de liberté pour écrire.
2- Qu’est-ce qui te pousse à écrire, finalement ?
  • L’excitation de mener la danse.
3- Comme on le constate aujourd’hui, tout le monde écrit ou veut s’y mettre. Sportifs, stars du show biz, présentateurs télé, journalistes, politiques, l’épicier, ta voisine… de plus, des sites proposant des services d’auto-édition pullulent sur le net. Ça t’inspire quoi ?
  • Pourquoi pas, si les gens sont heureux comme ça ? A chacun d’y trouver son compte.
4- Le numérique, le support d’internet, les liseuses, les ebook, les réseaux sociaux, sont une révolution pour les auteurs et bousculent également le monde de l’édition. Que penses-tu de ce changement ?
  • Je suis une lectrice sur papier pour ma part, mais j’écris aussi pour des formats numériques chez Ska. Cette évolution vers le numérique est inéluctable : il y a moins de poussière sur une liseuse que sur une bibliothèque.
5- Il semble que de plus en plus, les auteurs prennent en charge leur communication, font leur publicité, créent leurs propres réseaux, prolongeant ainsi le travail de l’éditeur de façon significative.Te sers tu toi aussi de ce moyen pour communiquer sur ton travail, annoncer ton actualité, discuter avec tes lecteurs ou d’autres auteurs et ainsi, faire vivre tes livres plus longtemps ?
  • Assez peu et sûrement pas assez. Mais j’aime bien me tenir informée par ce biais des nouveautés dans le domaine de l’écrit.
6- On dit qu’en 25 ans, le nombre de livres publiés a été multiplié par deux, leur tirage ayant baissé de moitié pendant cette même période. Comment sortir le bout de sa plume de cette masse de publications ? Être visible ? N’est-ce pas décourageant pour les jeunes auteurs ? Que leur dirais-tu ?
  • Ne pas attendre les réponses devant la boîte aux lettres, continuer à écrire et cultiver l’auto-dérision.
7- Les relations entre un éditeur, ou un directeur de collection, et un auteur, pourraient faire l’objet d’une psychanalyse, me disait un écrivain, récemment. Qu’en penses-tu ? Comment analyserais-tu cette relation que tu entretiens avec eux.
  • Non, je n’ai pas ce genre de relation. Mais, qu’on se le dise, je serais consentante…
8- J’ai pensé longtemps, et ma bibliothèque s’en ressentait, que le noir, le polar, était une affaire de mecs. Les coups durs, la débine et la débauche, les gangsters, la baston, les armes, les crimes et la violence en général… une histoire de bonshommes. Aujourd’hui, les femmes sont de plus en plus présentes dans l’univers du polar. Grâce au Trophée, j’ai pu me rendre compte qu’il y avait de nombreux auteurs femmes dans ce genre. Ce n’était pas le cas il y a quelques décennies.
Quelles réflexions cela t’inspire-t-il ? À quoi cela est il dû, selon toi ? En lis-tu et, si oui, Lesquelles ?
  • Les femmes sont davantage présentes en littérature tout court, comme dans de nombreux domaines dans notre société. Pour ce qui est du polar, homme ou femme, nous baignons tous dans une certaine culture du noir qu’on le veuille ou non, à travers les films, séries ou livres, mais également par le biais d’une actualité où le fait divers est bien plus relayé qu’il y a 15 ans. Les femmes auteurs y apportent sans doute une autre sensibilité, évidente et nécessaire puisque nous constituons la moitié de l’humanité.
9- Pourquoi as-tu accepté de participer à ce Trophée ?
  • Je suis joueuse…

 

Les questions de Mme Louloute.

 

 1- Vie professionnelle, vie de famille, salons et dédicaces, à l’écriture reste-t-il une place ?

  • C’est une lutte incessante de se ménager du temps pour l’écriture.
2- A-t-on encore les idées claires, quand tous nos héros broient du noir ?
  • Moi, je jubile en général, parce que contrairement à eux, je sais ce qui va leur arriver ensuite.
3- La rentrée littéraire approche. Un livre, ça va, 560, où est-ce qu’on va ?
  • …au pilon, bien souvent !
4- Le dicton du jour : À la saint Grégoire, sort un livre de ton placard. Je t’écoute.
  • Il y en a beaucoup trop dans mes placards, c’est le bazar, si je t’en sors un, la seconde suivante, cinquante te dégringolent sur la tête. Respectons l’équilibre précaire des choses, stp…
5- Boire ou écrire, faut-il choisir ?
  • Oui. Je bois après…
6- La littérature est le sel de la vie. Passe moi le poivre.
  • Le cinéma, les soirées entre amis, le jazz, le rock et le soleil…
7- Lire aide à vivre. Et écrire ?
  • C’est manier les commandes, prendre le pouvoir, être en maîtrise. C’est excitant.
8- Une anecdote à nous narrer, sur un salon, lors d’une dédicace, d’une table ronde, un événement touchant, drôle, étrange… ?
  • Une journaliste se penche vers le père de mes enfants qui attendait en retrait la fin de ma lecture, et lui chuchote « Pas facile d’être le mari de…, hein ? ». Certaines personnes sont restées au siècle dernier.
Nous te remercions d’avoir répondu à nos questions et d’être présent(e) avec nous, pour cette troisième édition du Trophée Anonym’us.
  • Merci à vous !
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2 réflexions sur “Trophée Anonym’us : Valérie Allam sous le feu des questions

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