Lux de Maud Mayeras , le chouchou du week end.

chouchous-du-week-end
mmtLe livre : Lux de Maud Mayeras.  Paru le 6 octobre 2016 chez Anne Carrière. Disponible, Broché 19€ ; (252 p) ; 24 x 16 cm

 

4e de couv : 

Lux

C’est l’histoire d’un retour, d’une sentence et d’une vague qui monte à l’horizon.

  1. Antoine Harelde débarque à Ceduna, dans les terres arides du sud de l’Australie.

Vingt ans auparavant, il a passé un été dans cette petite ville perdue et, en l’espace de trois mois qui l’ont vu quitter l’adolescence, il a connu la joie, l’amitié, l’amour et l’horreur.

Aujourd’hui il est un homme. Il n’a pas oublié, il n’a rien pardonné. Mais la justice prend d’étranges et inquiétantes couleurs à la lumière de l’apocalypse.

Ballade meurtrière sur fond de fin des temps, Lux est le roman de la confirmation d’une jeune auteure au sommet de son art.

anomaud-mayerasL’auteur : On sait peu de chose de Maud Mayera,. Elle se livre peu. Maud  est née en 1981. Lux est son troisième roman.  Elle vit aujourd’hui à Limoges.

Après le succès de Reflex (Anne Carrière, 2013 ; Pocket, 2015), ce nouveau thriller est très attendu.

Extrait :
Et puis il les tuera tous les deux. Il ne se posera pas la moindre question. Il laissera peut-être le vieil homme épauler son deux-coups, lui concédera l’espoir furtif de s’en sortir, puis il retournera l’arme contre le couple, apprivoisera la sueur sur la gâchette glissante. Il les regardera supplier, écoutera leurs plaintes et leurs cris, sentira leur peur couler sur lui. Il ne sourira pas et fera feu. Il tirera à travers les peaux durcies. Une fois dans chaque corps. Le front, le cœur, le ventre, il ne sait pas encore. Deux cadavres, c’est tout ce qui restera. Il les emportera loin d’ici, au fond de ce terrain en friche, ce champ recouvert chaque jour de l’année par des tonnes de feuilles sèches, tremblantes sous la brise légère ou collant à vos semelles. Au fond de ce terrain, il y a un trou, un trou dans lequel il pourra entreposer les deux cadavres. Il cachera leurs chairs et leur puanteur à l’abri des regards. Il attendra patiemment que les corps pourrissent et, quand il ne restera plus que des os cassants, il y mettra le feu. Un beau et grand brasier pétaradant au milieu des branches. Antoine contemplera les flammes jusqu’à ce que ses yeux ne soient plus que deux fentes noires, humides et douloureuses. Il respirera l’odeur des chairs cuites jusqu’à ce qu’elle fasse un peu partie de lui. Alors il se sentira mieux. Accompli, entier.

 

Petit avis :

Voilà, comme toi j’aime retrouver Maud ! Comme toi je trouve que ce roman me fais que confirmer son talent. Comme je disais à l’époque « Elle a tout d’une grande, cette petite », d’ailleurs aujourd’hui c’est une grande que dis-je une immense auteur. Comme toi j’ai adoré ces roman précédents.

Hématome m’a fait un bleu au coeur.

Reflex m’a assommé debout.

Vous pouvez le vérifier ICI

Et Lux in tenebris.

Lux m’a…Ben je n’ai même pas de mots tellement j’ai été stupéfaite par l’ampleur et de l’étendu du talent de cette jeune auteure totalement inconsciente de celui-ci.

Elle est beaucoup trop modeste et trop humble surtout pour penser un seul instant qu’elle le possède.

Quoi, tu ne vois pas de qui je parle ?  Tu ne connais pas cette auteure ? Pas encore alors ! Tu n’as pas encore lu de Maud Mayeras ? Oui je sais il y a des tas de bouquins qui sortent et elle n’en est qu’à son troisième titre ! OK !

Alors…
Ben je vais quand même défendre ce titre car Maud mérite qu’on la découvre à sa juste valeur.
Alors…Comment te dire Maud est un auteur unique.

Elle est mure pour passer la ligne imaginaire qui sépare littérature noire et littérature blanche.

En fait, elle a pas de ligne du tout, elle propose une prose unique bien qu’elle conçoive des histoires noires.

Il y a quelque de brut, de sauvage, d’instinctif dans l’écriture de Maud. Quelques chose qui parle à notre part animale. Quelque chose qui nous bouscule, qui nous chavire.

Et vous savez comme j’ai du mal à parler d’un bouquin quand il a réveillé en moi de vieux souvenirs.  Alors ne m’en veuillez pas si cette chronique est bancale. Elle est à mon image quand j’ai eu quitté l’histoire que m’a proposé Maud à lire. Oui j’ai été secouée.

J’ai perdue mes repaires. Il y a tant de sentiments contradictoires qui ont émergé lors de cette lecture que j’ai parfois eu envie de crier en lisant.  « Mais merde pourquoi elle me fait ça  »  C’est tous vos sens qui sont en éveil avec Maud.  Elle déclenche le chaos en vous.

On vit les choses différemment à travers ses mots. On perçoit les choses différemment. En fait, on ressent plus les choses qu’on ne les intellectualise dans les livres de Maud.  A travers ses mots, on perçoit les couleurs, on discerne les odeurs, on éprouve les failles.

Et justement  c’est à travers ces failles que passe la lumière.

Alors oui, je me suis laissée porter par l’écriture tout en sensation de Maud. J’ai aimé puis détesté ses personnages. J’ai souffert avec eux, j’ai été en empathie et je les ai honnis tour à tour.

J’ai respiré l’air chaud du sud de l’Australie, j’ai pris conscience de ce décor de fin du monde.

J’ai vu apocalypse s’insinuer en moi et mes émotions s’embrasser.

Et tel un Phenix, Maud Mayeras m’a fait renaître de mes centres. Plus lumineuse encore.

 

Lux umbram praebet, mysteria autem veritas.

 

 

mme

Cette après-midi Maud sera à la Griffe Noire.
Et j’irai même avec 40 de fièvre, m^me en me traînant, jusqu’à ma librairie rien que pour lui dire tout le bien que je pense de son livre.
 mmz
Extrait 2 :
Puis la platine avait diffusé de la musique française qu’ils avaient écoutée, allongés tête-bêche sur le tapis du salon. Hunter s’était imprégné des notes et des mots, ils étaient entrés en lui et l’avaient fait frissonner. Le piano-boucle, la voix de fumeur, les paroles douces qu’il ne comprenait pas. « c’est beau », il avait dit.
Tu n’es plus qu’une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l’eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s’arrête
Et l’océan de l’oubli,
Brisant nos coeurs et nos têtes,
A jamais, nous réunit…
« C’est triste », avait répondu Antoine.
Sa mère lui avait appris cela, le désespoir terrible de la musique
-« On ne devrait pas chanter sur le bonheur, il n’y a rien de plus accablant que la joie des autres. » Et elle poussait le volume à fond en pompant voracement ses cigarettes.mma

 

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39 réflexions sur “Lux de Maud Mayeras , le chouchou du week end.

  1. Quelle cri du coeur ! Ta chronique n’a rien de bancale, elle est touchante au point que j’ai eu des frissons en la lisant…
    Maud Mayeras est unique, tes lecteurs qui ne la connaissent pas ne peuvent qu’être convaincus

    Aimé par 2 people

  2. Je l’ai fini dans la semaine….Je suis en train de réfléchir à ma chronique….Il m’a marquée aussi….Je te souhaite une belle rencontre!!!!Trop de chance tu vas la voir aujourd’hui!!!!;)
    Super chronique on sent que tu l’as vraiment aimé!!!!;) Bravo!!!!

    Aimé par 3 people

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