Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour de S.G. Browne

9791092145069,0-1634259Le livre : Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour  de S.G. Browne. Traduit de l’américain par Laura Derajinski.Paru le 2 mai 2013 chez Mirobole éditions dans la collection Horizons pourpres. 21€ ; (352 p.) ; 20 x 15 cm

9782070455256,0-2238688sRéédité en poche le 28 août 2014 chez Gallimard dans le collection Folio SF. 8€20 ; (391 p.) ; 18 x 11 cm

Quatrième de couverture

« Si vous ne vous êtes jamais réveillé après un accident de voiture pour découvrir que vous êtes un cadavre animé en putréfaction, alors vous ne pouvez pas comprendre. »

Andy vit en paria depuis sa résurrection spontanée après un accident de voiture. Ce nouveau zombie n’a pour morne horizon que le cellier familial, où il cuve les grands crus de son père, et ses réunions mensuelles aux Morts-Vivants anonymes. Mais lorsqu’un confrère l’initie aux bienfaits régénérateurs de la chair humaine, Andy décide de lutter pour ses droits civiques. Débute alors un voyage improbable qui le mènera de la morgue aux plateaux d’Oprah Winfrey, en passant par des séjours à la SPA reconvertie dans l’accueil de zombies fugueurs.

Sombrement drôle, étrangement touchante et plutôt saignante, l’odyssée du premier mort-vivant contestataire de l’Histoire vous fera probablement mourir de rire. Mais auparavant, vous devrez avoir fait connaissance avec tous les amis d’Andy… Une petite merveille d’humour et d’horreur !

SGBrownebigger.jpgS. G. Browne est né en 1965, il est  diplômé de l’Université du Pacifique à Stockton vit à San Francisco. Il a travaillé plusieurs années à Hollywood avant de se consacrer à l’écriture. Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour a été traduit dans six pays.

 

 

Extrait :
Ma femme était endormie sur le siège passager et, contrairement à moi, elle ne s’est jamais réveillée.
Pendant les deux mois qui ont suivi l’accident, je ne pouvais m’empêcher de penser à Rachel, le parfum de ses cheveux, le goût de ses lèvres, la chaleur de son corps endormi
à mes côtés le soir. Je me vautrais dans la douleur, dévoré par l’angoisse et l’auto-apitoiement. Il a fallu aussi que je m’accommode de l’odeur de mon cuir chevelu en pleine décomposition, de l’arrière-goût de formol incrusté dans ma gorge, et de mon corps
froid et pourrissant. Tout ça me donnait envie de prendre une douche à l’essence et de craquer une allumette.
Si vous ne vous êtes jamais réveillé après un accident de voiture pour découvrir que votre femme est morte et que vous êtes un cadavre animé en putréfaction, alors vous ne pouvez
pas comprendre.
Helen dit que, si nous avons perdu plus que de raison, il nous faut tout de même garder espoir sur le chemin qui s’ouvre devant nous. Faire un trait sur le passé avant de pou-
voir envisager pleinement l’avenir. Je travaille encore là-dessus.Aujourd’hui, je n’ai que le passé, et le futur m’apparaît aussi prometteur que la nouvelle grille de programmes télé de CBS.
Au début, j’ai regretté que Rachel ne se soit pas réveillée avec moi, histoire de ne pas traverser ça tout seul, mais j’ai fini parme rendre compte que les choses étaient mieux ainsi. J’aurais bien remercié Dieu pour ses petites attentions quotidiennes, mais je doutais déjà de son existence avant l’accident. Je n’ai pas vraiment changé d’opinion depuis.

Petits résumé et avis :

Scott. G. Browne n’ai pas un inconnu pour moi. J’ai lu son premier polar, un truc déjà bien loufoque d’ailleur. ll a déjà fait paraître plusieurs romans noirs humoristiques, dont un traduit en français, Heureux veinard chez Gallimard (Série Noire) en 2012.

Et là il nous revient avec une petite pépite étonnante, assez dégantée mais surtout réjouissante.

Rien que le résumé vous met l’eau à la bouche !

Il n’est jamais agréable de se réveiller sur le sol de la cuisine, baignant dans une mare de glace à la fraise fondue et entouré de plusieurs bouteilles de vin… vides, évidemment. Le trou noir dans mes souvenirs n’est pas, non plus, quelque chose de très réjouissant. Qu’ai-je bien pu faire pour en arriver là ? Et pourquoi ai-je vidé le congélateur de son contenu ? Le mieux est encore d’aller voir par moi-même…

Après vérification, c’est finalement assez logique : pour y ranger les corps de mes parents. Bien… Il va falloir que je me remémore deux ou trois choses, mais par où commencer ? Peut-être par la façon dont je suis devenu un zombie ?

Depuis qu’il est mort dans un accident de voiture, Andy vit en paria. Enfermé dans le cellier familial, il cuve les bouteilles de son père et suit une thérapie collective aux morts-vivants anonymes. Là-bas, il a repéré Rita, une jeune et jolie suicidée. Un jour, un zombie solitaire les initie aux bienfaits de la chair humaine.

Avec ce roman drôle et provocant, S.G. Browne revisite de manière originale un des mythes modernes les plus forts en nous présentant le point de vue d’un zombie. Non sans y ajouter beaucoup d’humour et… un zeste d’amour.

De plus sous un angle totalement original, voici comment Andy, premier zombie contestataire de l’histoire, lutte contre l’extrémisme, l’intolérance, l’indifférence et l’injustice envers les morts-vivants. Cette satire sociale pleine d’humour est une belle allégorie…

Aucun prétexte pour ne pas dévorer ce livre  Rire et horreur assurés !

Lire le début ICI

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29 réflexions sur “Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour de S.G. Browne

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