Le roi lézard de Dominique Sylvain

RL

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9782878585117,0-1327916Le livre : Le roi lézard de Dominique Sylvain. Paru le 14 mars 2012 chez Viviane Hamy dans la collection Chemins nocturnes. . 18€50 ; (298 p.) ; 20 x 13 cm
 4e de couv :

Louise Morvan, de Morvan Investigations, élucide enfin le mystère de l’assassinat de son oncle, Julian Eden, dont elle a hérité l’agence à la fin des années 70, alors qu’elle n’était qu’une toute jeune fille.

Son amant, le commissaire Serge Clémenti a retrouvé l’inspecteur Casadès qui était chargé de l’enquête sur le meurtre du détective. Sans raison apparente, il avait été rétrogradé et muté hors de Paris, après qu’on lui eut retiré le dossier. Tandis que le commissaire et ses lieutenants s’épuisent à débusquer le « killer des quais » qui trucide sans se lasser de malheureux SDF, Louise écoute Casadès conter l’après 68, et le Rock and Roll Circus que fréquentait notamment Jim Morrison, le chanteur des Doors. L’ex-flic distille ses informations, brouille les pistes, s’amuse au chat et à la souris… Pour contrer son manège, elle se coule dans la peau du personnage qu’il veut lui faire jouer, celui de la jeune Russe – assassinée elle aussi en 1979 – dont Julian Eden aurait été follement amoureux.

Machiavélique ! Le Roi Lézard évoque Guerre sale par la perversité et l’absence de scrupules des protagonistes. Au-dessus du marigot, flotte l’âme du Lizard King, amoureux de Paris, qui avait décidé de se faire enterrer au Père-Lachaise…

 

150px-Portrait_de_Dominique_SylvainL’auteur : Dominique Sylvain, née à Thionville le 30 septembre 1957, est un écrivain français de romans policiers et de romans noirs.

 

Citation :
Et cette histoire de prescription était insupportable. On pouvait tuer en toute impunité et attendre que le temps passe, que la société oublie. Les victimes valaient moins cher que les vieux trente-trois tours des années psychédéliques.

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Extrait :
Il ne les avait pas oubliées, ces gazelles du Roch and Roll Circus, ces mômes longilignes et fraîches. Dans ces années dépourvues de sida, elles ne pensaient qu’à s’envoyer en l’air et à raconter des conneries sur l’équilibre cosmique et les portes de la perception. On arrivait toujours à en trouver une pour vous faire un massage karmique. Chouette époque.

Petit résumé et petit avis

Louise, une jeune détective, part sur les traces de l’inspecteur Casadès, l’inspecteur qui avait été dessaisi du dossier de l’enquête de la mort de son oncle, Julian Eden. En parallèle, les lieutenants N’Diop et Argenson tentent d’arrêter l’homme qui assassine les SDF dans le métro.

Dominique Sylvain effectue un tour de force en réécrivant un de ses anciens polars. Elle le rend plus dense, plus réaliste, plus abouti. Il prend de l’ampleur tout comme Louise, son personnage, tout en donnant envie de relire Travestis.

D’ailleurs c’est ce que j’ai fait. Et ça a été une expérience étonnante. Je comprends mieux l’idée de l’auteur de réécrire ces trois premiers roman. Sans doute avec le temps et l’expérience, la plume de Dominique s’est aguerrie. Elle pose un regard plus profond sur ces personnages. Son écriture est moins factuelle donc plus émotionnelle. Elle n’esquisse plus les choses, mais creuse et trouve ainsi des failles auxquelles le lecteur se raccroche.

Et puis, il y a Jim Morrison et la musique des Doors qui nous accompagne. Le Roi Lezard est bien là, dans ce Paris des année 70 que Dominique Sylvain nous fait traverser et revivre avec brio.

Deux histoires pour le prix d’une. Que du bonheur

Pour lire le début du Roi lézard

 

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28 réflexions sur “Le roi lézard de Dominique Sylvain

  1. Merci ! Je crois bien que c’est la première fois que je lis une chronique comparant Travestis et Le Roi Lézard. Bien vu : ces dernières années, j’ai effectivement mis l’accent sur la véracité des émotions, évité toute instrumentalisation des personnages et toute péripétie clinquante.

    Aimé par 1 personne

    • Oh merci Dominique pour ces précisions. Ma petite chronique date un peu car c’est celle que j’ai présenter à mes petits camarades du Comité de lecture polar des bibliothèques de la ville de Paris et à mes collègues acquéreurs lors de la sortie du livre afin de les convaincre de l’acheter. Travertis était déjà en bonne place dans nos rayon polar, alors il fallait qu’ils comprenne que nous avions à faire à un titre totalement différent et que le roi Lézard était indispensable dans notre réseau.

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