Ces Dames du Noir 2 : La parole à Véronique Ducros 9 : Conversation entre une éditrice et une bibliothécaire.

  aadrvr&Un jour pas fait comme un autre Véronique Ducros passe en voisine à la bibliothèque pour me faire un petit coucou. J’ai un peu de temps, ça change, je lui propose d’aller boire un pot au café d’à coté. Après tout c’est l’heure de ma pause.

Installer devant nos verres, je fais à Véronique une proposition indécente…

– « J’aimerai, Véronique, que tu sois une de mes dames du noir ? »

-« Tu m’expliques ? Une de tes dames du noir »

« oui, c’est un sorte d’interview, plutôt un entretien, tu vois, plus une conversation entre une bibliothécaire et une éditrice par exemple !

-« Ok me dis Véronique, tu veux quoi ? »

Ben tout, enfin comment t’es venu l’idée de créer une maison d’édition, quand est-elle née, Pourquoi s’appelle-t-elle au qui es tu ? enfin tout cela tout cela…..

Et Véronique d’embrayer. Car il faut le savoir, une fois que Véronique démarre, on ne l’arrête plus.

« Allez…
Je lance la discussion entre toi, grande prêtresse du noir en bibliothèque et les éditions Au-delà du raisonnable, alors?

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Cette maison d’édition est née au début d’une nouvelle vie professionnelle, un espace de liberté qui s’offrait après quinze ans passés à l’éditorial d’un grand hebdomadaire, à traiter des centaines de sujets divers : société, politique, culture, people connus et moins connus aussi.

Les journalistes de presse écrite ont souvent un roman en tête ou dans leur tiroir, une histoire qui leur permet de s’exprimer via un media resté libre : la littérature.

Alors j’ai allié mon amour de la lecture et les savoir-faire éditoriaux, qu’ils soient techniques ou artistiques et j’ai fondé Au-delà du raisonnable, une structure indépendante, pour y publier des œuvres de fiction (tu sais, celle qui dépasse souvent la réalité!).

addrEnsuite, pour la partie agréable et facile du job, j’ai défini une ligne éditoriale selon mes domaines de prédilection : le polar, la série policière, le roman social, le roman réaliste, le roman à suspense, le neo-polar, le thriller pour peu qu’il soit en prise avec la société et ne tourne pas exclusivement autour d’un nombril de serial killer…

Ainsi, depuis quatre ans et une vingtaine de titres publiés, je mesure à quel point cette littérature dite de genre fédère les voix de très grands écrivains et explose les frontières !

On en revient à une recherche très simple : repérer les très bons romans (ceux qu’on ne peut pas lâcher, ceux avec lesquels on a rendez-vous dès que possible quand on a dû interrompre sa lecture pour faire des choses aussi obligatoires que bosser, manger, dormir…) et ceux qui nous tombent des mains.

Lorsqu’on reçoit une quinzaine de manuscrits par semaine comme c’est notre cas chez Au-delà du raisonnable, la sélection a quelque chose de féroce : je dis féroce parce que j’ai énormément de respect pour ce travail que représente l’écriture d’un livre, quel que soit le résultat final.
Pour la partie moins facile de l’aventure, j’ai découvert ce métier d’éditeur la fleur au fusil, inconsciente du fait que les maisons d’édition indépendantes devaient se couler (se noyer serait plus juste) dans le même flux, le même circuit commercial, que les industries et les grands consortiums du secteurs.

Un truc schizo qui veut qu’on adopte partout un discours qui dit comme la diversité culturelle est belle et bonne et, d’un autre côté, entérine un système aberrant fait de retours, de prix unique du livre sans souplesse aucune, de délais de paiement risibles à force d’être longs…

Je suis bien heureuse d’être une puce dans tout ça, si petite que j’en deviens indestructible. C’est comme ça en tout cas que je prends, la chose : je reste libre pour faire de la littérature, un média libre.

-OK Véronique c’est génial tout cela, mais là ma pause est terminée. Tu veux bien que l’on reprenne tout cela et surtout qu’on est plus de temps pour le faire.

-oui, oui, avec plaisir.

-Bon moi je file à la bibliothèque, je suis en service public. Mais on se revoit très vite, bisous, bisous.

-Oui à très vite, on en reparle, bises….

Et de payer les consommation et de quitter Véronique à regret

Mais promis, nous allons reprendre notre conversation très vite et nous allons détailler tout cela.

Alors à bientôt, surement à la rentrée, afin de me retrouver en tête à tête avec Dame Véronique.

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2 réflexions sur “Ces Dames du Noir 2 : La parole à Véronique Ducros 9 : Conversation entre une éditrice et une bibliothécaire.

  1. Suis impatiente de lire la suite et de découvrir le travail d une éditrice ainsi que la personnalité de Véronique qui publie un auteure que je plébiscite (Elena Piacentini pour ceux qui ne savent pas ! )
    Bon été ! !

    Aimé par 1 personne

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