Retour à Whitechapel de Michel Moati

9782357201361,0-1525162Le livre : Retour à Whitechapel : la véritable histoire de Jack l’Eventreur  de Michel Moatti ; préface Stéphane Durand-Souffland. Paru le 24 janvier 2013 chez HC éditions. 19,€90 ; (300 p.) ; 22 x 15 cm .
9782264067258,0-2866945

Réédité en poche le 3 décembre 2015 chez 10/18 dans la collection Grands détectives. 8€10 ; (432 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

Le 24 septembre 1941, Amelia Pritlowe, infirmière du London Hospital, apprend la mort de son père. Celui-ci lui a laissé une lettre posthume lui révélant que sa mère n’est pas morte d’une maladie pulmonaire, comme l’histoire familiale le prétend. En effet, Mary Jane Kelly aurait été la dernière victime de Jack l’Eventreur…

Londres, 1941. Sous les bombes de l’armée allemande, au milieu des décombres et de la peur, l’ombre de Jack l’Éventreur plane encore.

Une femme, Amelia Pritlowe, rejoint la Filebox Society, un groupe d’enquêteurs amateurs qui compile et étudie tous les documents susceptibles de conduire à l’identité du tueur.

Et dans les limbes de la mémoire d’Amelia, dissimulée dans la brume poisseuse du quartier de Whitechapel, se trouve peut-être la clef de l’énigme. Car Amelia est la fille de Mary Jane Kelly, la dernière victime de Jack. Son «chef-d’oeuvre» sanguinaire…

 

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L’auteur :Maître de conférences à l’Université de Montpellier, Michel Moatti enseigne le journalisme et la communication.
Journaliste pendant seize ans, en particulier comme correspondant pour l’agence britannique Reuter’s, il a vécu à Londres au début des années 1990.

« Retour à Whitechapel » (2013) est le fruit d’une recherche de près de trois années dans les archives victoriennes et dans différentes bibliothèques historiques.

Extrait :
Joe Barnett était une sorte de gros garçon à l’allure pataude. Malgré ses trente ans révolus, des joues rondes, un poil jaune et des rouflaquettes de cocher peu fournies l’empêchaient d’avoir tout à fait l’air d’un homme adulte.
Il gardait cet aspect d’adolescent attardé, que ses yeux bleus très clairs, presque transparents, renforçaient. Pourtant, ce regard, lorsqu’on le croisait, faisait frémir. On avait l’impression qu’il contenait un fonds inépuisable de rage qui ne demandait qu’à se libérer.
Ce matin du 12 novembre, Joe Barnett était justement plein de rage en se présentant devant le jury de Shoreditch, pour témoigner sur l’assassinat de sa dernière compagne, Mary Kelly.
Il se vit soudain debout devant une assemblée d’hommes en gilets et redingotes, tous la mine très imprégnée de leur mission, fronçant également les sourcils pour mieux dévisager celui qui faisait figure, dès l’ouverture de cette audition, de suspect idéal.
Joe Barnett sentit la culpabilité sourdre de lui comme le suc d’un fruit mûr à l’instant même où le coroner le regarda fixement.
Nom de Dieu, pensa-t-il, ils vont me resservir cette histoire de carreau cassé, et l’une ou l’autre des putains de Miller’s Court va se mettre à raconter qu’elle m’a entendu cent fois crier et menacer du monde dans Spitalfields.
Son pas résonna comme un coup de fusil dans une cathédrale quand il approcha des jurés tapis près du coroner comme des canetons autour de leur mère.

Résumé et avis :

En 1941, Amelia Pritlowe découvre que sa mère, Mary Jane Kelly, fut la dernière victime de Jack L’Éventreur. Poussée par le besoin vital de découvrir la véritable identité du tueur, elle va se lancer dans une traque méticuleuse et acharnée et va ainsi reconstruire dans ses carnets les dernières semaines de sa mère et la sanglante « carrière » de l’Éventreur.

9782266242424,0-1908635

Entre roman noir, roman policier et roman historique, Retour à Whitechapel propose au lecteur une plongée saisissante au coeur du Londres victorien, théâtre des meurtres du célèbre Jack l’Eventreur.

En redonnant vie aux victimes, en recomposant leurs personnalités sociales et affectives, Michel Moatti propose une nouvelle thèse suite à l’énigme posée en 1888 mais qui était Jack the Ripper ?

Michel Moatti transpose dans ce roman les conclusions de ses années d’enquête sur les traces du célèbre serial killer, et révèle son vrai visage.

 

 

 

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18 réflexions sur “Retour à Whitechapel de Michel Moati

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