Dôme de Stephen King par Nathalie

9782226220585,0-1168746 9782226220592,0-1168747Les livres : Dôme 1 et 2 de Stephen King
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par William Olivier Desmond. Paru le 2 mars 2011 chez Albin Michel

chronique-de-lecteurs

Le résumé :

Une petite ville du Maine est coupée du reste du monde par un champ de force invisible. L’armée n’arrive pas à percer d’ouverture et les vivres se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri, y voit une opportunité de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social s’établit et la résistance s’organise.

La chronique de Nath

Imaginez….

Imaginez la parfaite petite ville américaine avec sa parfaite petite église blanche, ses parfaites petites maisons et ses parfaits américains…

Imaginez qu’un joli matin d’octobre, un dôme immense et invisible vienne recouvrir cette si parfaite petite bourgade.

Imaginez la vie de ces quelques 3000 personnes, vivant en autarcie forcée, seretrouvant coupés du monde, livrés à eux-mêmes…

Nous voilà donc avec une équation à plusieurs variables. Les plus bas instincts des uns amenant le chaos pour les autres. L’Amérique profonde dans ce qu’elle a de plus individualiste, exacerbée par l’isolement le plus total.

On peut parfois accuser Stephen King de faire des entrées en matière pleines de longueurs ce qui n’est absolument pas le cas dans Dôme. Une immersion directe dans l’action dès les premières pages plante le décor et malgré 2 tomes de 800 pages relatant une malheureuse petite semaine dans la vie des protagonistes, c’est un véritable page-turner que nous livre le grand King, rappelant le style narratif du Fléau, pour mon plus grand plaisir.

Comme dans Le Fléau, la foultitude de personnages peut être rébarbative pour certains mais ceux qui connaissent le Grand Maître vont apprécier cette overdose de personnalités et comme dans Le Fléau, c’est l’éternel combat contre le Bien et le Mal.

Le manichéisme de tous ces personnages pourrait sembler un peu simpliste. Néanmoins, je reste persuadée que King a volontairement rangé ses créatures dans deux cases bien distinctes, l’isolement mettant en exergue les pires noirceurs comme les plus belles âmes et ne laissant place à aucune demi-mesure.

Appeler ses personnages principaux Barbie, Ken et Big Jim est certes tout à fait caricatural mais la fin justifiant les moyens, je me suis surprise à comprendre et me suis souvenue des mondes et des vies crées pour mes propres jouets lorsque, enfant, je m’amusais des heures durant à leur insuffler un semblant de vie et parfois même de mort.

Une madeleine de Proust effrayante mais revigorante. En un mot comme en cent, j’ai retrouvé le King de ma jeunesse. Celui qui me procurait tant de plaisir, celui qui me faisait tant vibrer, celui qui alimentait mes cauchemars,

Celui qui me faisait imaginer…

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40 réflexions sur “Dôme de Stephen King par Nathalie

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