Ces dames du noir 3 épisode 2 : conversation entre une bibliothécaire et une libraire.

Vous attendiez la fin, la voici. Vous avez louper le début ou vous souhaitez vous remémorer notre conversation c’est ICI
Voilà donc la…
Suite le notre dialogue. J’interrogeais Caroline sur  l’association Paris Polar.

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 GVL : Je vais changer de sujet là, j’aurai aimé te parler de l’association Paris Polar. Je crois que tu en es à l’origine ?

CM: Heu, non je n’en suis pas à l’origine. J’ai rejoint l’assos à ses tous débuts.

GVL : Ok, mais depuis peu, depuis la dernière AG, tu en es la présidente. C’est un jeune association.

CM  : Exacte, elle a un peu plus de 2ans, 2ans et demi

GVL : Le but de cette association ?

CM c’est de promouvoir le festival Paris Polar qui a lieu en novembre dans le mairie du 13e arrondissement., siège de l’association. celle ci a été créée pour faire connaitre le salon, mieux le préparer, faire que ce festival devienne un salon plus important.

Le site de Paris Polar ICI

GVL : Je vais chaque année à ce salon et j’avoue qu’en tant que parisienne, je suis un peu déçue. Paris, capitale de la France, notre salon, tu vois je me l’approprie, notre salon il a plus la taille d’un petit salon de province.

CM : oui le truc c’est que c’est un salon d’arrondissement. Ce qu’il faudrait c’est que la mairie de Paris, la ville et pas la mairie du 13e décide de faire un salon à Paris. Mais, il y a déjà le salon du livre…

Là c’est que la mairie du 13e qui organise , forcément les budgets sont moindre, la visibilité est moindre, etc…C’est pas comme à Lyon où là c’est un salon de la ville. C’est  Lyon qui finance et donc ça a de la gueule.

GVL: Lyon capitale des Gaules, alors forcément on a un salon international.

CM : notre salon, je le répète est financé par une mairie d’arrondissement, alors oui il a les moyens d’un petit salon de province.

GVL : Et toi, présidente de l’assos qui coorganise, tu peux pas faire bouger les choses. Que la ville s’engage.

CM : Bon oui, ça coûte rien d’essayer, mais il faut savoir que Paris Polar, historiquement c’est un salon initié par le mairie du 13e. Du coup si la ville de Paris se lance, ça ne serait plus Paris Polar mais en nouveau salon polar à Paris. C’est vraiment à l’origine des personnes de la mairie du 13, des élus, des fonctionnaires qui ont lancé l’idée et mis tout en oeuvre pour le monter.

GVL : il y a eu d’autres salons polar à Paris. Un du coté des Blancs-manteaux dans le 4e qui a tenu 2 ans. Paris Noir, initié par une assos du 11e  qui a lui aussi tenu 2 ans, la mairie du 11 a un peu soutenu. Dommage car le lieu lui était vraiment sympa; la maison des métallo. A ton avis qu’est ce qui fait que ces initiatives ne tiennent pas sur la longueur.

CM : il y a beaucoup de chose à Paris, trop de choses peut-être. Ceci dit à l’inverse du salon du livre, l’entrée des salons du polar est gratuite.

GVL : Tu penses que l’offre pléthorique culturelle parisienne est telle qu’elle nuise à la pérennisation de certaines d’entre elles.

CM: Oui je le pense sincèrement, c’est toujours une question de financement, qu’il soit privé ou public.

GVL: Mais alors que va apporter ou que change l’association Paris polar sur le festival du m^me nom. ?

 Caroline : L’asso a été créée justement pour pouvoir obtenir plus de subvention, afin de faire venir des auteurs internationaux.

GVL : Et la pêche aux subventions, c’est uniquement la mairie du 13e, c’est pas aussi le ministère de la culture…

CM, si bien sur, le conseil régional, départemental…C’est grâce à l’assos que l’on peut leur demander et avoir ces subventions.

GVL : Tu ne m’en dira pas plus sur l’asso sur son rôle…

th (25)CM : Ben non, c’est voilà, son but principale c’est de développer le salon. De faire venir plus d’auteurs étrangers. si tu veux au départ, il n’y avait pas de salon d’auteur. Pendant très longtemps ça n’a été que des conférences, des projections de film, des trucs comme cela…Et puis ça fait que 3 ans maintenant qu’il y a un salon des auteurs. Ce sera la 4e année, là en novembre prochain que le salon des auteurs à lieu du coup ça demande une organisation beaucoup plus importante. Tu sais faire venir des auteurs c’est un boulot monstre. c’est beaucoup d’argent, du boulot, du coup il y a un pôle programmation qui bosse là dessus, ils font au mieux avec les contraintes budgétaires, je t’assure.

GVL Faire venir des auteurs c’est ça le plus gros budget ?

CM : Il faut les loger à Paris, et on sait toutes les deux que l’hébergement à Paris coûte une blinde, il faut les nourrir, mais avant ça il faut payer leur transport,  leur billet d’avion. Si tu fais venir comme il y a 2 ans un auteur chinois, Qiu Xiaolong, et bien derrière tu ne peux pas faire venir d’autres auteurs vivants hors communauté européenne. C’est vraiment l’auteur phare du salon. Alors effectivement tu invites prioritairement les auteurs de proximité. Gérer le planning de réservation des auteurs c’est un vrai casse tête et si peu qu’ils partent un endroit pour retourner dans un autre, dommage pour les simples aller et retour.

Avant c’était Catherine Veigel d’Angello, qui est chargée de la culture à la marie du 13e, qui se chargeait de tout cela. Aujourd’hui l’assos, lui donne un coup de main. En fait c’est elle qui est la présidente du truc, moi je suis juste la présidente de l’assos, parce qu’il en fallait une, parce que Catherine ne peut pas. C’est elle qui est vraiment le centre de tout. Avant elle s’occupait d’absolument tout. Donc l’assos a été créée aussi pour la décharger de pas mal de boulot. Un pôle de bénévole qui par exemple se charge de mettre en place le concours de nouvelle,.ou encore gérer les animations autours du salon. Tu vois, quoi ?

GVL: Je vois. Et toi Paris Polar tu le vois comment dans quelques années ?

CM; Vous pouvez répéter la question ? (rire)

GVL : Ben je sais pas, multiplier les partenariats, il y a quelques année il y avait des conférence avec l’Hôpital Saint Anne et elle étaient vraiment exceptionnelles ces conférences.

CM :  Ah oui, elle étaient vraiment bien. Mais Saint Anne ne peut plus organiser celle-ci, c’est un gros regret. je me souvient de l’intervention de Michel Sapanet , le médecin légiste. Ce type te raconte des trucs pas possiblse et tu sors de la conférence, il fait nuit, c’est l’hiver, tu n’y vois rien parce que c’est à peine éclairé et t’es à Sainte Anne…Et c’est juste flipant, et ces conférencse c’est des moment assez chouettes parce que c’est une ambiance particulière. avant, pendant et aussi après.  

GVL : Oh oui je me souviens, bon juste je me suis moins flippée que toi à la sortie ou plus kamikaze…

CM: oui c’est vraiment dommage que L’hôpital ne puisse plus organiser ce genre de chose. Il nous faut faire notre deuil.

GVL: ceci dit, moi, je suis très heureuse d’aller à la rencontre des auteurs. Surtout les auteurs de polar, ils sont vachement accessibles.

CM, ouais, ils sont sympas…

GVL: Et on règle générale ces rencontres se passent formidablement bien.

CM : Ben là l’idée c’est de faire venir de plus en plus d’auteur, plus d’auteurs connus et reconnus ce qui permet de faire déplacer du monde pour faire découvrir d’autres auteur moins connu. Si tu fais venir une pointure, des pointures, les gens vont venir le voir et ça leur permet aussi de découvrir de jeunes auteurs pour lesquelles ils ne se seraient pas déplacer.

GVL: Donc essayer de promouvoir les nouvelles plumes grâce à des auteurs de renom.

CM: c’est ça l’idée. Les gens ne se déplaceront pas si il n’y a pas un minimum d’attractivité. On n’en revient à toute à l’heure, trop d’offre culturelle à Paris. Et si il y a un intérêt fort il viendront et pourront aussi rencontrer de jeunes auteurs qui ne sont pas moins bon que leur aînés. Voilà, le but de l’assos. (rire)

GVL : La capacité d’accueil en terme d’auteurs et de public

CM : en général on est au alentour de 25-30 auteurs, jeunesse et BD compris. ça dépend des têtes d’affiches.

GVL, Et ça ne va pas bouger, augmenter…?

CM: Non à priori au vu du budget mais aussi au vue de la place…ça devrait rester stable. Et puis ça sert à rien non plus de faire une foire. 30 c’est déjà beaucoup , non ?

Gvl : C’est bien mais…

CM : Il y a 2-3 ans il y avait plus d’auteurs, on s’est fait la réflexion qu’il fallait diminuer un peu. Parce que trop ça sert à rien, les gens se perdent, de toute façon ils n’arrivent pas à voir tous les auteurs et toutes les interview.

GVL : je comprend quand je vois la salle, les salles consacrées au festival. Juste je trouve dommage qu’il n’y ai pas un vestiaire. On est fin novembre, il fait souvent froid et pluvieux. On est engoncé dans ses pulls et son manteau. Pas très pratique de porter tout cela sous le bras pour déambuler dans les allées. Et puis si on reste couvert, on a vite trop chaud et du coup on a qu’une hâte c’est de ressortir au plus vite.

CM : C’est pas con ça. Je vais soumettre.

GVL : Ben voilà, je sers à quelque chose dans  l’association. J’ai déjà soulevais le truc, mais sur le salon les organisateur sont tellement speed, qu’après….

Dis moi tu veux dire un mot de la fin.

Facade-Terminus-PolarCM : Achetez des livres. Et achetez des livres chez des libraires indépendants, faites nous vivre.

GVL : J’aime bien ton mot de la fin.

CM : Oui bordel de merde, acheter vos livre en librairie et pas sur Amazone.

GVL: Ah, je savez bien qu’il y  avait un coup de gueule.

CM : Bien oui, amazone ils lisent pas, eux.

C’est du foutage de gueule, quand le gouvernement explique qu’ils vont seulement faire 5% de remise sur le prix du livre ou offrir les frais de port. Qu’ils n’ont pas le droit de faire les deux. Et qu’Amazone dit Ok et fait les frais de port à 1€ voir m^me à 1 centime.  Alors ça c’est, comment dire…Je trouve qu’il n’y a pas plus cynique.

C’est vraiment « petit libraire », on se fout de votre gueule, mais à un point. Tu vois, 1 centime, quoi, c’est un coup de couteau dans le dos. Maintenant que l’on vienne pas me dire que le gouvernement fait tout pour sauver les libraires indépendants.

ça c’est pas vrai !

GVL : Je voulais te poser une question : Ta librairie en ligne par correspondance.

CM, Non, non, c’est pas possible. Je ne pourrais jamais faire des frais de port à 1 cent.

Un lecteur qui veut un polar, sur amazone, il va payer le prix du bouquin + 1 centime

Chez moi, je vais lui faire payer les frais de port parce que je n’ai pas le droit de ne pas lui faire payer les frais de port. D’ailleurs si je ne fais pas payer les frais de port, j’y laisse ma marge. Alors les frais de port c’est 4 à 8€, suivant la taille et le poids du livre.

Le calcul est vite fait pour un consommateur qui lui aussi peut avoir des problèmes de fric. Sauf à avoir une conscience sociale et politique exacerbée…Il faut être au plus près de la réalité. Les gens n’ont pas ou plus les moyens d’avoir une conscience sociale.

Et puis après tu as  » la poste » qui a augmenté ses tarifs sur les colis de + de 3 centimètres, ce qui double les frais de livraison sur les gros bouquins. Mais le pire c’est que ces tarifs là ne s’appliquent pas à amazone. Et oui gros client à ne surtout pas perdre ( 10% du chiffre d’affaire), un vrai lobby, pas d’application de principe de concurrence dans ce cas.

Alors là, dés que j’ai vendu ma librairie, je retire tous mes comptes de la poste, parce que je suis fumasse.  Mais quand va-t-on arrêter de nous saigner. Je sais m^me pas comment il y a encore des petites librairies en France.

Alors pour revenir à ta question, faire par correspondance, et bien, c’est impossible. Je perdrais de l’argent. Déjà que j’en gagne plus.

GVL : Bon ben voilà, j’ai mon coup de gueule et mon mot de la fin.

CM: oui si vous voulez des commerces indépendants dans vos quartier, en bas de chez vous, il faut acheter chez eux.

J’ai pleins de gens qui ne dises  » mais vous partez ? », » mince, c’est bête que vous fermiez ». Mais bon, moi, 1 bouquins par an cela ne me fait pas vivre!

GVL : Si tu devais tirer un salaire de ta librairie, il faudrait que tu vendes combien de bouquins par moi. Tu vois, payer tes frais, tes fournisseurs, ton loyer, tes charges, te donner un salaire décent …

CM : Il faudrait que je fasse 11 à 12000€ par mois de chiffre d’affaire.

GVL : douze cent bouquins vendu, en gros.

DSCN7773CM: ouais. Et là entre le mois de janvier, et le mois de mai catastrophiques. Je tourne plus en moyenne en dehors de ces mois entre 7-8000. Après il y a les bons mois ou on est à 10000. Mais pour être relativement tranquille et pouvoir embaucher quelqu’un il me faut faire au moins 12000. Et là j’y suis pas.

GVL: AHRRRRRRR, si seulement je gagnais au loto.

CM: Mais est ce que tu y as joué au moins ?

GVL : Non

CM : Oui mais t’es pénible, Geneviève, l’autre fois tu as dis que si tu gagnais tu m’en donnais un peu.

GVL : Non, j’ai dis que je rachetais ta librairie. Ton fonds  de commerce.

CM : OUI MAIS SI TU VEUX. Mais t’as pas jouer.

Y’a une putain de cagnotte là…

GVL : Bon on joue ensemble et on s’associe.

CM: On agrandit  et en fait une espèce de FNAC polar.

TerminusPolarVitrineMoi c’était mon rêve, ouvrir un super endroit dédié au polar, mais pas seulement bouquin, aussi BD, DVD, films séries, produits dérivés, affiches…Tout ça, tout ça. Et c’était mon rêve de voir ça. Si j’avais le fric, ouais je rêverais d’un sanctuaire du polar. J’aurai adoré ça…. Dans une autre vie, peut-être… Quand je serai grande….

GVL :Une dernière question pour la route ?

L’an dernier dans un supplément du monde paru lors de Quais du polar, il y a eu un article sur les 10 personnes » prescripteurs » de polar. ET tu étais parmi ces 10.  Tu as ressenti quoi. Tes chevilles ont gonflé, tu as choper le melon, t’as…

CM : Totalement, t’as vu maintenant je me la pète grave…

GVL : Non mais là tout de suite maintenant c’est redescendu mais….

Rire énorme de Caroline. On a toutes les deux besoin de décompresser. C’est pas facile pour Caro. C’est de la fin de sa librairie que l’on parle là !

CM : Ouais j’étais vachement bien entourée. Après ça je ne l’a suis pétée, j’imposais le vouvoiement à mes proches. J’avais pris un chauffeur…

Du coup je vais faire autre chose, le polar c’est plus assez classe pour moi. Je vais me lancer dans l’Art. Une galerie d’art… C’est chic. NON ?

GVL: Non sérieusement tu as pensé à ta reconversion.

CM : je sais pas ce que je vais faire. Peut-être retravailler pour un patron. Non, je sais pas, quand j’aurai le date de fermeture de la librairie ce sera plus clair. Là pour l’instant je ne peux pas me projeter. Je suis là, 70 heures par semaine.

GVL : Est ce que tu te sens d’être libraire dans un grand groupe, ou simplement une librairie de quartier sans en être la gérante.

CM, oui, ouais, je me suis posé la question, je te l’avoue.C ‘est vrai que pour moi ce serai plus simple puisque je sais faire. Heu, j’ai même vu un poste en banlieue, à l’autre bout du monde. Il cherchait un libraire pour leur rayon polar. Mais bon c’était là, tout de suite, et là je suis pas libre encore.

Alors oui, j’y ai pensé…je sais que j’aurai pas la m^me liberté de choix, mais je ne serais plus dans le souci de la gestion. Tu travailles pas autant, t’as juste ton taf à faire. Après il faut supporter que quelqu’un t’impose ses méthodes de travail alors que toi tu sais faire depuis des années. Mais c’est dans les choses du possible. Pis, avoir un salaire fixe, c’est un rêve. je suis devenu bassement matérialiste. Mais ça fait 6 mois que je ne me suis pas payée. Donc au bout d’un moment bosser 60 heures sans se payer…Cela a beau être ton truc, t’as beau avoir cette liberté là, quoique la liberté c’est aussi d’être là présente…Au bout de 7 ans ça use. Voilà

Mais c’est bien, je suis contente de l’avoir fait

GVL: C’est un sacré expérience.

CM : Ouais, ouais, je suis heureuse de l’avoir fait. Pour se lancer il faut pas réfléchir. Quand tu prends la décision, tu fonces. Tu fais étape par étape et heu tu montes ton projet tranquillement. En un an, entre la moment où j’ai pris la décision et le moment où j’ai ouvert la librairie, il s’est écoulé un an, et j’ai pas réfléchi et regardé en arrière, et ça a été assez simple en fait.

GVL : t’as des gens qui t’ont aidée, des gens du milieu, t’as des parrains, des personnes à remercier ?

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Caroline, bien entourée par Caryl Ferey et Jean Bernard Pouy

CM : Un auteur que je remercierais jamais assez c’est Jean Bernard PouY. Qui est par ailleurs parrain de la librairie avec Caryl Ferey.  Ben ouais, POUY c’est un mec génial. C’est un mec génial, j’ai pas assez de merci…Je crois qu’à chaque fois que je le vois je le remercie. ça le saoule d’ailleurs, il aime pas ça, mais je m’en fous.

Voilà si, il y a un auteur que je retiendrais durant ces sept ans, c’est lui.

GVL : Dernièrement,t une bibliothécaire marseillaise me disait que Pouy il faudrait qu’il soit publié en Pleïade

CM : Ben elle a bien raison !!!

GVL : Bon, moi je te dis merci, c’est rare quand tu parles autant, quand tu te livres autant. Moi j’aurai toujours un regret que l’on ait pas fait plus de choses ensemble, en partenariat avec la bibliothèque.

CM : Oui, on en a fait un peu quand même…On a sans doute aussi manqué de temps.

GVL : Peut-être pourrions nous remettre ça avec Paris Polar.

CM : OUI, peut-être. A suivre donc….

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