Ces dames du noir 3 épisode 1 : conversation entre une bibliothécaire et une libraire.

   Ma bibliothèque est située dans le 11e arrondissement de Paris, et il y a 2 ans j’ai vu débarquer, juste à coté, une librairie. Vous vous imaginez quelle a pu être ma joie. Et si je vous dis que cette librairie est une librairie totalement dédiée au polar… Là ma joie c’est transformée en délire. J’ai eu des tonnes d’idées qui ont germées dans ma tête. Alors aujourd’hui je suis un poil triste, et vous allez comprendre pourquoi, mais avant je vous présente Caroline, la boss de cette librairie.

GVL : Bonjour Caroline, merci de me recevoir dans ta libraire, peux-tu te présenter brièvement.

Facade-Terminus-PolarCaroline : Caroline,  Caroline Masson, libraire, depuis 7 ans à Terminus Polar.

GVL : Tiens je pensais que la librairie avait 5 ans.

CM : Non 7, enfin 7 ans à la rentrée.

GVL : 7 ans l’âge de raison ?

CM : C’est ça, l’âge de raison, peut-être que je deviens raisonnable….juste avant d’arrêter

GVL : Quelle a été ta formation pour devenir libraire ?

CM : J’ai fait une formation hyper rapide à l’INFL d’un mois et demi..

GVL : L’INFL à Montreuil ?

CM : Oui l’Institut National de Formation des Libraires, où j’ai appris les bases.

GVL : Avais-tu un parcours scolaire et universitaire qui aller dans ce sens…Un cursus metier du livre ?

Caro : Non du tout, rien de tout cela.

GVL : Alors qu’est ce qui t’a poussée vers la librairie ?

DSCN7773CM : Je voulais avoir un truc à moi, être à mon compte, monter ma propre structure. Et puis ça m’est venu comme cela…Tout d’un coup, je me suis dit tiens, si je faisais libraire ? Je bosser dans une boite, avant et j’avais envie de reconversion. Alors comme j’aime les livres et que je lis et lisais énormément de polar. Que l’aime le polar…Je me suis dit, tiens pourquoi pas ouvrir une librairie polar.

GVL Je sais qu’on te pose souvent la question, pourquoi le polar ? C’est vrai que tu viens  partiellement d’y répondre, mais ?

CM : C’est ça, c’est mon amour de la littérature policière qui m’a donné envie de me lancer. Maintenant je ne lis plus que des polars mais déjà avant je ne lisait pratiquement que ce genre. Mon père était un grand lecteur de noir, il m’a sans doute passé le virus.

GVL : Tu ne t’ais pas lassée, qu’est ce que t’as trouver dans ce genre que tu n’as pas trouvé dans d’autres ?

CM : je sais pas ? heeeeeeeu ! Je saurais pas expliquer, j’ai lu d’autres choses, pleins de trucs qui sont pas polar, d’autres littératures mais c’est toujours vers ça que j’allais naturellement. En fait je me suis jamais posé la question.

GVL : Je vois, je suis un peu tombée dans le polar parce que j’avais beaucoup de transport en commun, et que je trouvais cette lecture facile dans le bruit ambiant…

CM: ouais mais il y a des polars qui ne sont pas faciles. Si tu lis que du thriller ou un peu d’enqu^tes, oui ça peut être facile. Il y en a qui sont costaux quand m^me.  Le roman noir, le bon roman noir c’est pas forcément fait pour le métro.

GVL: C’est clair.

CM: oui, j’aime le roman noir …

CM : mais là en ce moment, j’avoue, j’ai envie lire d’autres choses.

GVL: ça m’arrive aussi, alors je lis un polar plus léger… Dis moi, Caro, qu’elle est ta fréquence de lecture. Combien de livres par semaine, par mois, le nombre à l’année.

CM: ça dépend du bouquin déjà. ça dépends des moments. Pour faire une moyenne…Disant qu’à l’époque où j’avais pas d’enfant, j’en lisais 5 ou 6 par semaine. Maintenant, j’essaie d’en lire 2-3, quoi

GVL : Tu lis tous les jours du polar ?

CM : Je me force à lire tous les jours.

Oui, je suis plutôt roman noir, c’est ça qui m’attire le plus.

GVL : je comprends

DSCN7775CM : Mais là, par exemple, à l’approche de l’été, je me force à lire aussi des thrillers pour pouvoir faire du conseil à la clientèle et pouvoir les aider à choisir au mieux. Ce que je lis pas, ça j’avoue, c’est les romans historiques; c’est vraiment pas mon truc. Vraiment je préfère les bons gros romans noirs actuels.

GVL Actuels ? Et les primitifs du roman noir, alors ?

CM: Moins, ça m’attire moins

Gvl : tu t’ais quand même fait une culture polar à travers…heu

CM, ben oui, forcément, j’ai lu les classique, quel question ? (rire). Mais maintenant, je suis sur le roman noir actuel… hum, ça déchire

GVL: Bon il y a tes lectures, c’est une chose, mais sinon, tu fais comment pour conseiller au plus largue ?

Les méthodes ?

CM : Il y a les bouquins que jene lis pas… mais sur lesquels je me renseigne, quoi.

GVL : Oui mais comment tu te renseignes ? C’est ça un peu ma question ?

CM : j’échange beaucoup avec mes lecteurs.

GVL, tiens ça me rappelle des choses ça.

CM, oui parler de nos lectures avec mes clients, ça me donne des pistes, après je me renseigne sur internet sur ces titres pour en savoir plus. Je regarde les sorties, je lis un peu dessus. Il y a aussi les représentants qui passent avec qui je parle aussi beaucoup,

GVL, ok, mais…Les représentants sont pas très objectifs, non ?

CM : si, si ils me suivent depuis longtemps, le début même, et ils savent un peu ce que j’attends d’eux, ils connaissent mes goûts, ils savent aussi ce vers quoi je vais pas et du coup ils me parlent de ces polars. Et si un bouquin est pourri, ils me le dissent aussi, voilà une relation de confiance.

Du coup, auprès de mes clients, je répercute le conseil, et si un bouquins est pas top, je déconseille ou plutôt je conseille mieux !

GVL : Et les blogs ? Est que les avis de blogueurs ont de l’importance pour toi ? Quand tu dis je vais sur internet, c’est quoi que tu regardes ?

CM : Ouais, je vais voir des blogs et pas mal d’avis de lecteurs aussi, je peux aller sur des sites de partages aussi…

GVL : on fait le même métier en fait ?

CM  : Sauf que toi, tu prêtes les livres et moi je les vends. Toi, t’es plus sympa que moi, toi tu prêtes.

(Rire)

GVL : oui mais il faut aussi que tu me les vendes pour que je les prête !

CM: c’est vrai !

GVL: tout à l’heure, tu me disais « 7 ans », je te disais, « l’âge de raison », et tu me disais que …malheureusement tu vas …arrêter ?

CM : Ouais (Ndlr, là c’est dur pour Caroline, et on peut le comprendre)

Gvl : Mais revenons au début, quelles ont été les contraintes pour monter ta propre boite. Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées pour te lancer, surtout à Paris ?

CM :  Les contraintes financières forcément, c’est les principales. Monter un projet, trouver un local avec un loyer pas trop élevé.

GVL, Plus, je vois bien,  comment on monte un fonds polar dans une nouvelle bibliothèque, plus, j’ai du mal à voir comment tu constitues un fonds, un stock. Comment tu décides du stock ?

     th (24)CM : En fonction de la taille de ta librairie, tu sais combien de bouquins tu vas mettre. En fonction de l’argent que tu as tu sais aussi combien de bouquin tu vas acheter.

Tu vois si tu sais que tu as environs 30000 €, tu sais que ça te fais à peu près 3000 bouquins? Ça fait une moyenne de 10/12€ pour livre, ouais quand, j’ai débuter c’était ça, 10€..

th (23)ça c’était ma mise de départ, 30000€, 3000 bouquins. Il y avait une partie pour la jeunesse, une partie pour la BD, enfin une partie roman. Je me suis dis, bon, il faut que j’ai les classiques, il faut que j’ai les bouquins que j’aime et il faut que j’ai les livres qui se vendent. Voilà je me suis fait trois tiers comme cela, car il est hors de question d’ouvrir une librairie sans avoir tous les Jim Thompson, les auteurs incontournables du genre…Bon alors après c’est pas forcément mes goûts .Aussi il est hors de question d’ouvrir une librairie sans avoir les derniers scandinaves, sans avoir tout Connelly, du Coben , du machin.

GVL: Bon, pour l’ignare que je suis, tu peux m’expliquer comment fonctionne une librairie. tout à l’heure tu me parlais de « représentants ». C’est qui ? c’est quoi?  ça marche comment une librairie ?

CM : Chaque diffuseur t’envoie un représentant .

GVL : Attends, c’est pas l’éditeurs qui te démarche; l’éditeur passe par un diffuseur, c’est ça ?

CM : OUI, la plus part tu temps c’est ça.

Donc soit t’as un représentant qui vient te voir et il te présente les nouveautés. Soit tu reçois les catalogues des diffuseurs et là tu fais ton choix.

GVL: donc t’as une liste de diffusion, et en gros tu coches et fais ton choix

As tu une obligation de prendre un certain nombre de titres sur ces catalogues ?

CM ; NON, j’ai pas ça, je suis une trop petite structure. Je ne suis pas à l’office comme on dit.

GVL: une fois que tu as commandé et surtout reçu les bouquins, ils intègrent ton stock; ils t’appartiennent ou alors peux tu les retourner.

CM: Je peux les retourner au bout de 3 mois. En fait sur les nouveautés, j’ai entre 3 mois et un ans pour retourner les bouquins.

Gvl: donc si après un an, tu ne  retournes pas le bouquin , il entre dans ta collection.

CM: enfin c’est un peu plus subtil que ça, il y a aussi les bons de retour, mais pour faire simple. Oui je peux retourner les nouveautés, j’ai ainsi des avoirs chez mon diffuseur, qui te permet d’avoir un peu plus de souplesse dans ta trésorerie..

GVL : Donc 3000 bouquins, mais combien de nouveautés ? Combien de nouveaux titres en nouveauté. Ou si tu préfères en nombres d’exemplaires.

CM : je ne me rends pas compte…j’arrive pas à te faire une estimation.

GVL : Ok, donc tu as ton stock, surtout des poches, à ça s’ajoutent les nouveautés surtout en grands formats et les anciennes nouveautés qui le redeviennent par leur sortie en format poche.

CM: oui ‘jai beaucoup de poche, j’ai même plutôt intérêt à avoir du poche, les nouveautés poches. Pour le lecteur, ces nouvelles sorties en format pochs sont importantes. Elles sont leur cible d’achat.

GVL: chez nous,en bibliothèques, des lecteurs sont impatients d’avoir le dernier bouquins de leur auteur préféré. Ils ne consomment que de l’inédit.

CM: c’est vrai, les fans, ils achètent direct le grand format, ils réfléchissent pas. Après y a des gens qui suivent leurs auteurs favoris donc veulent le tout dernier Fred Vargas. Après les gens s’en foutent un peu des nouveautés. Ils vont marcher plus à l’instinct, à la 4e de couv, à la couv elle même. Que le livre soit en grand format ou en poche.

th (21)C’est vrai aussi que pour des raisons économiques, j’ai vu la différence entre les publics. Ici, les gens n’hésitaient pas à acheter du grand format quand je suis arrivée il y a deux ans. ( la librairie Terminus Polar a vu le jour dans un autre quartier du 11e et s’y est maintenant durant 5 ans, depuis 2 ans elle a pignon sur un des grands axes de l’arrondissement, l’avenue Parmentier) Maintenant ça a un peu changer, là où ils achetaient 5 bouquins par mois en grand format, ils achètent 5 poches. Et pour un libraire c’est une catastrophe. th (22)Mais c’est normal, les gens ont de moins en moins de fric, c’est normal qu’ils ne mettent plus 100€ par moi dans des bouquins et qu’ils décident d’en mettre la moitié voire moins que la moitié. C’est normal, mais pour moi, c’est…je vois la différence c’est énorme.  Et même maintenant les gens qui aiment un auteur peuvent attendre, ont la patience d’attendre la sortie poche de son dernier livre.

GVL Ouais, nous en a le même comportement des usagers, qui maintenant attentent encore plus frénétiquement la sortie DVD d’un film qu’ils seraient aller voir avant au cinéma. Ils conviennent que les places de cinoche sont vraiment trop chères à Paris.

Excuses moi mais je suis restée sur ma faim concernant le question « pourquoi le polar ». Je sais que tu n’aimes pas cette question…

CV : C’est pas que je l’aime pas, c’est qu’on me la pose tout le temps et surtout que je n’en sais rien. C’est, c’est, ben ça me fait chier parce que je sens bien que la personne qui me demande est frustrée….Mais je sais vraiment pas pourquoi le polar.

GVL : bon ok, je m’en remettrais, t’inquiète.

CM: J’espère. Tu sais qu’il y en a qui se sont suicidés..

Gvl : Oui, je sais bien, tu pousses au suicides.

CM : c’est vrai, j’ai beaucoup de mort sur la conscience. Tu vois, je me pose pas la question, j’aime ça, j’aime ça, quoi !

Après pourquoi je préfère le roman noir au thriller, j’en sais rien. Il y a quelque chose qui me touche plus, heu…Il faudrait peut-être que j’entame une psychanalyse par rapport à ça.

GVL: voilà 2 ans que tu es arrivée comme voisine de la bibliothèque. Nous avons commencé quelques partenariats, mais malheureusement, tu arrêtes ton activité de libraire. Terminus polar va fermer.

CM : oui, je ferme boutique, c’est contrainte et forcée parce que économiquement c’est plus viable. Le loyer est trop cher, les charges sont chères, les clients achètent moins, pour moins cher, ce qu’économiquement, encore une fois,  je comprends parfaitement. Oui c’est contraite et forcée, je suis un peu triste parce que, ben parce que c’était mon truc. Mais…7 ans c’est bien. Quand j’ai ouvert, on ne me donnait pas 1 an et j’ai tenu 7 ans. Ouais, 7 ans s’est déjà bien.

GVL : c’est comme dans le mariage, Sept ans c’est l’épreuve de vérité.

TerminusPolarVitrineCM : Je sais pas, je me suis jamais mariée, mais depuis 7 ans, je la tiens quand même pas mal à bout de bras Les cinq premières années, je l’ai fait seule. Bon là j’étais associée mais enfin j’étais pas vraiment associée, j’avais un salarié, on va dire.C’est sur moi que reposer toutes les charges. Les travaux annexes, commandes, secrétariat, compta….Bref, je tenais encore la librairie à bout de bras, toujours. Et…, et c’est vrai qu’au bout d’un moment c’est très très usant.

GVL: Hum, tu n’as pas songér, à un moment donné, à diversifier ton fonds. En te disant, bon bien là je galère un peu, n’aurai-je pas intérêt à devenir plus généraliste.

CM : C’est une question que je me suis posée. Mais en fait, je crois que ça m’emmerde, c’est pas ce que j’ai envie de faire, c’est pas ce que je sais faire. Heu je voulais dire ça m’ennuie.

Gvl: t’inquiète, je mets moi aussi pas mal de putain dans mes commentaires.

CM, non, mais tu as remarqué, je fais de gros efforts, je ne mets pas un gros mot par phrase.

Heu, heu, généraliste, ben non, j’ai pas envie. Heu, je suis pas sûre de pouvoir être de bon conseil, je ne connais sans doute pas assez la littérature générale pour pouvoir le faire.Et au delà du conseil, je suis pas certaine de savoir quoi acheter hormis les grands classiques, tu vois ?

GVL : Oui mais en blanche, il y a plus de best sellers et du coup c’est des achats plus compulsifs, de la trésorerie plus facile.

CM: Oui mais alors après il faut être cohérent, aussi, tu vois, je peux pas faire que la rentrée littéraire ou que du Zémour ou du Trillerweller qu’on ça sort

Soit je suis généraliste avec un gros fonds polar soit …Ben soit je peux pas faire que les grosses sortie, parce que là, c’est pas trop honnête, quoi ! Je veux pas être un point relais.

GVL : Tu aimes le coté conseil

DSCN7774CM : Ah ben oui sinon je joue à la marchande, j’aime faire des découverte, conseiller un bon bouquin, partager mes coups de cœur, c’est justement le cœur de mon métier. Oui, quand je lis un bouquin, tu vois, j’ai des clients en tête, je vois auquel ça va plaire. Quand je serai plus libraire ça va me manquer.

Gvl question…Des coups de cœur depuis que tu es ici dans le quartier, ces 2 dernières années.

CM: c’est deux dernière années ? Ça fait un peu loin, non. Non je vais te parler de bouquins plus récents.

Il y a le truc de Zombies là, Comment j’ai cuisiner mon père….ça c’est génial

Il y a un bouquin qui s’appelle « Sauves toi » au Rouergue de Kelly  Braffet….Alors là c’est du roman noir, du costaud. J’ai mis du temps à m’en remettre c’est sortie il y a déjà plusieurs semaines. C’est  sur la jeunesse américaine….C’est fort ! Tu la lu, tu l’as reçu en SP.

GVL, NOn mais là, j’ai envie de le lire.

Caroline se déplace dans sa librairie et me montre les romans en question.

-Il y a ça aussi,

Et là elle me montre un titre que j’ai lu ouf,- Le dernier Sara Gran « La ville des morts« , une enquête de Claire Dewitt, une enquêtrice qui devrait devenir récurrente car c’est un personnage très fort.

Là sort en poche,un petit jouer mécanique de Marie Neuser qui est une pur merveille. Il n’y a pas un mot de trop, et puis c’est d’une tension. Il se passe rien, non finalement, si tu cherches un intrigue c’est juste une rivalité entre sœurs. Alors bon, il y a toujours les rabat-joie qui vont t’expliquer que c’est pas du polar, bon mais là c’est du noir épouvantable. N’en déplaise aux pisse-froid.

Il y a Yeruldelgger qui est vraiment pas mal.

Le Thomas Bronnec est bien aussi, un truc politico-financier qui se passe à Bercy. A découvrir

Un polar Japonais qui est sorti « Les assassins de la 5e B », ça aussi ça demande de l’énergie, c’est costaud. Tu connais ?

GVL: oui j’ai beaucoup aimé aussi, sujet pas facile.

CM : Oui j’ai lu le japonais, j’ai enchaîné sur le Kelly Braffet, là j’ai fait une pose…(soupire)

GVL : tu comprend pourquoi j’alterne les genres.

CM: ben oui moi de temps en temps je lis un polar déjanté, tu vois. Il y a le nouveau Tim Dorcey qui vient de sortir. J’ai hâte de la lire. Tim Dorcey c’est mes pauses, ça fait du bien.

GVL : les polars historique c’est aussi pour moi une façon de quitter le noir

CM: moi, l’histoire ça m’emmerde, c’était déjà la matière qui me laissait indifférence, j’écoutais pas, je laissais passer. Les histoires des rois, des machins, j’en ai rien à foutre, le moyen-âge je m’en tape, tu vois tout ça ne m’encourage pas à lire du polar historique, pourtant j’ai  essayé.

Gvl : pour moi connaitre l’histoire c’est comme une base. Notre passé explique notre présent. De l’histoire en passe à la sociologie, et de là au noir. Ok je te fais un raccourci facile, mais bon ?

CM, ouais je sais, mais bon…

GVL : c’est quand même le peuple colonialiste que nous avons été qui fait resurgir certains problèmes de notre société actuelle, non… ?

CM, je suis d’accord, mais lire du polar historique ça m’ennuie. pour pas dire autre chose.

GVL Ok ça t’ennuie, restant entre personnes civilisées. Restant urbaines, veux tu.

Bon et bien un coup de gueule ? oui, non ?

CV : quelques chose qui m’a énervée ?

GVL : Oui ou un bouquin que tu as lu, et qui t’es tombé des mains, quelque chose que l’on aurait sur-vendu…

CM heu, quand un bouquin m’ennuie, j’arrête la lecture, pas assez de temps, et surtout pas à perdre. Sinon, il y a bien un roman que j’ai pas aimé, c’esT, … là, je sais qu’on va pas être d’accord, c’est Je suis Pilgrim

Gvl: Ah oui ce bouquin divise, ou on a adoré ou détesté !

CM : je comprend que ça puisse plaire, je vois bien. Mais non ça m’a fait chier. Au bout d’un tiers, j’ai dit l’a je m’ennuie, j’arrête.

GVL : Dommage la seconde partie est différente et t’aurais peut-être plus plu. Mais bon.

Je vais changer de sujet là, j’aurai aimé de parler de l’association Paris Polar dont je crois que tu es à l’origine ?

CM: Heu, non je n’en suis pas à l’origine. J’ai rejoint l’assos à ses tous débuts.

images

A suivre… Et pour suivre…   C’est ICI

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27 réflexions sur “Ces dames du noir 3 épisode 1 : conversation entre une bibliothécaire et une libraire.

  1. Merci Geneviève pour cet excellent moment, ce passionnant échange que tu nous fait partager.
    J’aurais bien aimé avoir cette librairie près de chez moi. C’est trop triste qu’elle fée des portes à la rentrée 😦

    Aimé par 1 personne

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