Une pluie sans fin de Michael Farris Smith

9Le livre : Une pluie sans fin de Michael Farris Smith. traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Michelle Charrier. Paru le 7 mai 2015 chez Super 8 éditions.  20€  ; (448 p.) ; 20 x 14 cm

Quatrième de couverture

L’ouragan Katrina n’était qu’un signe avant-coureur ; après des années de catastrophes écologiques, le sud des États-Unis, de l’Alabama au Texas, s’apparente désormais à un véritable no man’s land. Plutôt que de reconstruire sans cesse, le gouvernement a tracé une frontière et ordonné l’évacuation de la zone. Le sud de la Limite est devenu une terre de non-droit ravagée en    permanence par les tempêtes et les orages diluviens – un royaume sans électricité, sans ressources et sans lois.

Cohen fait partie de ceux qui, envers et contre tout, ont choisi de rester. Terrassé par la mort de sa femme et de l’enfant qu’elle portait, il s’efforce de panser ses blessures, seul avec son chien et son cheval.

Mais nul ne peut vivre éternellement dans les brumes du passé. Bientôt forcé de sortir de chez lui, il découvre une colonie de survivants menée par Aggie, un prêcheur fanatique hanté de visions mystiques. L’homme retenant contre leur gré des femmes et des enfants, Cohen les libère, et se met en tête de leur faire franchir la Limite. Commence alors, à travers un paysage dévasté, un étrange et terrible périple avec, pour horizon principal, l’espoir d’une humanité peut-être retrouvée.

Comparé par une critique américaine dithyrambique à La Route de McCarthy et aux âpres chefs-d’oeuvre de Faulkner, Une pluie sans fin orchestre avec une étourdissante maestria les noces du conte métaphysique et de l’épopée funèbre, porté par une langue incantatoire.

999L’auteur : Michael Fatris Smith vit à Columbus. Mississippi. Une pluie sans fin est son premier roman.
Extrait : 
« je crois que tu oublie le bébé, dit Mariposa à Nadine.
-J’oublie rien du tout. 
-Il a besoin d’un médecin
-Pas de ç, en tout ca », dit Evan
Un grondement de tonnerre les réduisit momentanément au silence. Il s’entre-regardère. Regardèrent les véhicules. Le ciel.
« moi je reste pas là » repris Evan, sans vraiment s’adresser à personne « C’est aussi simple que ça »
-Moi non plus, dit Kris
-Bon, dit Nadine
-Dieu merci » conclut Cohen, tandis que le tonnerre poussait un long beuglement.
« On a encore aucune raison de Le remercier, fit remarquer Nadine, prudente. Mais on a intérêt à ce que les choses changent avant la fin du voyage.
-Regardez »
Mariposa montrait du doigt l’endroit où la chaussée disparaissait au loin, à l’est. un point blnc s’y était matérialisé.
Qu’est-ce-que c’est? demanda Evan
-Des phares. Qu’est -ce que tu veux que ce soit d’autre ? répondit Kris. On se tire de là, s’il vous plait ?
-En voiture, tout le monde » lança Cohen

Résumé et avis :

Entre Mad Max 2 et La Route : le nouveau chef-d’œuvre post-apocalyptique.

99Inconsolable de la mort de sa femme et de l’enfant qu’elle portait, Cohen survit au-delà de la Ligne, dans la partie sud des Etats-Unis ravagée depuis des années par des tempêtes et dont la population a été évacuée. Il croise la route du prophète apocalyptique Aggie. Décidant de libérer les femmes et enfants retenus prisonniers par ce dernier, il tente de leur faire passer la Ligne.

rivers-final-coverDans un monde réduit au déluge, le gouvernement ne pouvant plus gérer un territoire aussi vaste que les Etats-Unis, la population a été invitée à se réfugier au nord de la « Limite ». Nous suivons un antihéros, Cohen : un charpentier veuf, qui, poussé par les agressions et les tempêtes, va devoir quitter sa maison au Sud et ses fantômes, pour prendre la route, échangeant rations, tirs ou informations avec ses compagnons d’infortune.Ici il n’y a que des gens ordinaires, ni bon, ni méchant. Juste des personnes confrontées au pire, à l’inconcevable, qui ont perdues leur repaire et devant affronter un univers hostile, hors norme.

Grâce à une écriture qui met à distance les émotions et un contraste entre le quotidien dédié à la survie et les flashbacks de bonheur conjugal, le cheminement de Cohen nous invite à faire le deuil d’un monde pour retrouver l’espoir. Un roman post-apocalyptique différent.

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