L’heure du chacal de Bernhard Jaumann

9782702439036,0-1638811Le livre : L’heure du chacal de Bernhard Jaumann.Traduit de l’allemand par Céline Maurice.Paru le 29 mai 2013 au Ed. du Masque collection Grand Format. 20,90 € ; (280 p.) ; 23 x 15 cm  9782253178996,0-2651120

Paru le 13 mai 2015 au Livre de poche. 7,10€ ;18 x 11 cm

Quatrième de couverture

« Quand les hommes d’honneur sont tombés, c’est aux lâches de mourir. »

Prix du meilleur roman policier Deutscher Krimipreis, 2011

Windhoek, Namibie, au mois de janvier. La saison des pluies tarde à venir et le pays tout entier courbe l’échine sous la chaleur et la sécheresse. Dans le quartier riche de Ludwigsdorf, un homme est abattu à la kalachnikov à travers les barbelés électrifiés de sa propriété. C’est le premier d’une série de meurtres. Les victimes, des blancs riches, tous liés à une affaire politique vieille de vingt ans : l’assassinat d’Anton Lubowski dans les heures sombres de la fin de l’apartheid.

L’inspectrice chargée de l’enquête, Clemencia Garrise, est un produit de la « nouvelle » Namibie : noire, originaire d’un township, elle a pu étudier grâce à une bourse. Des exactions de l’apartheid et du combat pour l’indépendance de la Namibie, elle ne connaît que les histoires qu’on lui a racontées.

Inspiré d’un fait divers, L’Heure du chacal est un polar engagé sur la mort politique de la Namibie. Il pose des questions universelles sur la vérité, la culpabilité et la morale.

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L’auteur : Bernhard Jaumann est né en 1957 à Augsburg, en Allemagne. Il a publié de nombreux romans policiers dont certains ont été couronnés de prestigieux prix en Allemagne. L’Heure du chacal est son premier roman publié en France. Il vit à Windhoek, en Namibie

Extrait :
À travers les semelles de ses chaussures, il lui sembla sentir l’asphalte se consumer, comme si les feux de l’enfer brûlaient là, directement sous la route. Bien sûr, ce n’était que le fruit de son imagination. L’enfer, ça n’existe pas, sinon, il devrait aussi y avoir un paradis.

Résumé et avis :

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Anton Lubowski , militant de la Swapo en Namibie a été tué à la porte de sa maison à Windhoek le 12 septembre 1989

A Windhoek, en Namibie, un homme blanc est abattu à l’AK-47. C’est le premier meurtre de toute une série, à travers le pays. Ils sont tous liés à l’assassinat d’Anton Lubowski survenu vingt ans plus tôt. Clemencia Garrise se charge de  l’enquête.                                                                             Roman qui se passe en Namibie aujourd’hui, une vingtaine d’année après l’indépendance. L’intrigue est inspiré d’un fait réel : l’assassinat non élucidé d’Anton Lubowski, avocat blanc qui lutta aux côtés de la SWAPO indépendantiste dans les heures sombres de la fin de l’Apartheid. L’intrigue est bien ficelée, les personnages sont attachants et l’auteur réussi à nous plonger au coeur de la Namibie. On découvre son histoire, ses légendes et la réalité de ce qu’est ce pays aujourd’hui. Un excellent moment de lecture,  mieux, un roman noir implacable magistral où il y est question de tout les mots contemporains de l’Afrique :  racisme, violence politique, réconciliation, de sida et autres pandémie, superstition, misère…

Ce roman a reçu le prix Deutscher Krimipreis

Citation :

  • Les mensonges, les histoires, c’est fini ! Seule la vérité compte, désormais, et la vérité, c’est la mort, bien plus encore que la vie. Car tout le monde ne peut pas prétendre avoir une vie à soi, alors que la mort, elle, frappe tôt ou tard à toutes les portes.

  • La vérité était une bonne chose tant qu’elle concernait les autres, mais dès que quelqu’un venait mettre le nez dans ses sales histoires à lui, il prenait ses grands airs et estimait que, dans ces circonstances, poursuivre l’entretien n’aurait aucun sens.

  • Chaque jour sans pluie fait empirer le désespoir et les superstitions ; les fermiers croient de plus en plus aux signes prétendument infaillibles censés annoncer la fin de la sécheresse.

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25 réflexions sur “L’heure du chacal de Bernhard Jaumann

  1. — Ce tombeau sera votre tombeau ! J’avais aussi pensé à « Bande de chacals, vous allez crever comme des chacals ! » mais ça faisait deux fois chacal donc… Quoi ? on dit des chacaux ?

    Oui, dès qu’on me parle de chacals, ça éveille des tas de trucs drôles dans ma tête ! 😀 No ajout, TAL débordant !

    Aimé par 2 people

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