Les Amazoniques de Boris Dokmak

9791091447294,0-2562576Le livre : Les Amazoniques  de Boris Dokmak. Paru le 9 avril 2015 chez Ring éditions.19,95€.(428 p.) ; 22 x 14 cm

Quatrième de couverture

Eté 1967. Un ethnologue est accusé de meurtre. Il vit retiré au fin fond de la Guyane, dans une zone non cartographiée, territoire inconnu des perdidos dégénérés retournés à la vie sauvage et d’Indiens cannibales. Pour le lieutenant Saint-Mars, qui sillonne la jungle infernale à sa recherche, le crime cache des motivations qui vont bien au-delà de l’étude d’un nouveau peuple.

En mars 2014, un Indien agonisant, rongé par un mal étrange, surgit de la forêt guyanaise. Il est le dernier représentant de sa tribu, éteinte depuis cinquante ans. Sa découverte révèle l’existence du monstrueux projet Sunshine, plus grand scandale sanitaire et humain ignoré du XXe siècle, nom de code d’une expérience scientifique authentique jusqu’alors restée secrète et toujours réfutée par le gouvernement américain.

Magnétique et bestial, Les Amazoniques confirme l’entrée tonitruante de Boris Dokmak dans le cercle fermé des géants du polar.

L’auteur :  urlNé en 1967 à Kiev, Boris Dokmak est passionné de littérature noire et de jazz West Coast. Agrégé de philosophie, il est marié, père de quatre enfants et vit actuellement en Anjou. Il se consacre à l’écriture depuis 2009.

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Extrait :
« Saint-Mars, le bec dans le sable, parce qu’il n’est pas le dernier des crétins, retient trois informations et développe autant de questionnements : primo, il faut faire gaffe en choisissant son campement et éviter les fourmilières et autre tanière de bestioles rampantes. Interrogation : Y a-t-il un endroit dans cette fichue forêt qui échappe aux insectes les plus sordides ? Deuxio, les Indiens et Loiseau sont visiblement comme cul et chemise ; mieux, les sauvages lui mangent dans la main. Quelle influence réelle a-t-il sur eux ? Tertio, Loiseau sait désormais qu’il n’a pas les intentions les plus aimables à son encontre. Quelle va être son opposition ? Car c’est une chose de venir mettre les menottes aux poignets de Loiseau, pour peu qu’il soit réellement coupable, c’ en est une autre de l’exfiltrer d’une forêt où des Indiens féroces et sanguinaires lui sont dévoués et soumis. »

Résumé et avis :

url0Eté 1967, un ethnologue est accusé du meurtre d’un Américain dans la forêt guyanaise ou surinamaise, là où vivent des perdidos dégénérés et des Indiens anthropophages. Un flic parisien, Barbouze en Indochine et en Algérie est dépêché sur l’affaire. Saint-Mars,  dit la marquise, va enquêter dans la jungle. Mais des obstacles et des imprévus vont venir perturber son bel enthousiasme. Pour le lieutenant Saint-Mars, ce crime cache d’autres motivations que l’étude d’un nouveau peuple.

Mars 2014, le dernier des Arumgaranis dont la tribu s’est éteinte il y a 50 ans est retrouvé mort. L’enquête révèle l’existence d’expérimentations scientifiques menées en secret.

url1L’auteur s’appuie sur  une expérience scientifique confidentielle toujours niée par le gouvernement américain. Le projet Sunshine, nom de code d’une opération américaine menée dans la réalité, au Venezuela chez les Yanomanis, après guerre.

Il transpose les faits en Guyane française et impose son personnage, un flic parisien, ancien militaire qui a fait les guerres d’indépendance. Pour autant le lieutenant Saint Mars a un petit coté dandies en plus d’être morphinomane. Il va découvrir l’enfer vert. C’est comme cela que l’on nomme la forêt amazonienne grouillante de bestioles en tous genres et chargé en humidité au point de dissoudre jusqu’à l’âme humaine.

L’ambiance étouffante et la chaleur écrasante rendent les hommes nerveux et la saison des pluie qui arrive ne va rien arranger. Ce n’est pas sans rappeler le film de Bertrand Tavernier « Le coup de torchon » mais dans une atmosphère plus glauque, torridement moite et gluante.

Et puis, il y a les confrontation entre deux civilisations qui ne partagent pas les mêmes valeurs. La vie, la mort ne sont pas perçues pareillement suivant l’endroit ou l’on vit.
Alors si vous rentrez dans les « Amazonique », vous rentrez dans un exceptionnel thriller ethnologique voire anthropologique et même bien plus que ça.

Pour écouter l’auteur c’est ICI

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14 réflexions sur “Les Amazoniques de Boris Dokmak

    • Oh merci Yvan, tu me fais frisonner là.
      Ce titre est tout à fait différent du tout premier.
      M^me l’écriture n’est pas la m^me.
      Attention on est pas dans un thriller là, même si le thème si prête.
      La lenteur du récit fait écho à la moiteur de l’atmosphère.

      Aimé par 1 personne

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