Dernière fenêtre sur l’aurore de David Coulon

9782919140893,0-1526553Le livre : Dernière fenêtre sur l’aurore  de David Coulon. Paru le 10 juillet 2013 chez Asgard. 16,00 € ; (232 p.) ; 24 x 16 cm

Réedité en poche le 6 mars 2015 chez ActuSF dans la collection Héllios9782917689820,0-2539066

Quatrième de couverture

Dernière fênetre sur l’Aurore

Il y a cet immense bunker isolé où quatre hommes retenus captifs sont systématiquement avilis et torturés. Il y a la belle Aurore Boischel, dix-huit ans, jeune fille de bonne famille, qui gît sur son lit, morte. Assassinée. Il y a ce détective privé embauché par un inconnu pour filer… un policier. Et il y a Bernard Longbey, le flic revenu de tout, qui sait que la petite bourgade de Bois-Joli est devenue une toile de mort et de folie où l’araignée attend sa proie…

url4L’auteur :

David Coulon est né en 1974.

Psychologue mais aussi homme de théâtre, il signe ici son premier polar, déjà sélectionné pour deux prix littéraires. Et deux autres romans sont à venir.url3

Il vient de remporter le prix VSD du polar 2015 – coup de coeur de Franck Thilliez pour son roman Le Village des ténèbres.

Citation :
Des photos qui font monter des larmes aux vieux tandis que la pluie martèle indéfiniment leurs vitres, leurs murs, aussi lézardés que les ridules qui dévorent leur visage.

Résumé et avis :

La petite ville de Bois-Joli est devenue le théâtre d’événements tragiques et l’odeur de la mort règne partout. Dans un bunker isolé, quatre détenus sont torturés. On découvre le corps d’Aurore Boischel, 18 ans, gisant morte sur son lit. Bernard Longbey, policier désabusé, se retrouve au coeur de cette folie meurtrière.

Un premier roman très sombre. Un flic abîmé par son travail a la brigade des mineurs, voit sa vie familiale se déliter. Il va finir par passer la ligne rouge et alors tout va basculer. C’est dur, violent mais aussi émouvant. Un polar qui vous remue les tripes et qui pose pas mal de questions.

Telle une araignée, David Coulon tisse sa toile de façon magistrale. Son écriture très visuelle  fait qu’ énormément de scènes vous resteront en mémoire. Un auteur qu’il faudra suivre.

Extrait :
PROLOGUE

Un bunker.
Enfoui dans le sol, sous des kilomètres de ronces. Je l’avais découvert il y a fort longtemps. Mais je ne m’en suis pas servi tout de suite.
En descendant dans ce bunker, on trouve un long couloir sombre. Si un rayon de lumière arrive à se frayer un chemin sous les ronces du dessus, on peut voir des tracés rougeâtres sur les murs humides. « 666 ». « Satanis ». « Lilith ». Des inscriptions tachées de sang.
Une pièce, tout au fond. Avec de l’oxygène. De l’air presque pur. Une pièce. Vide.
Il suffira d’y passer quelques week-ends. Accrocher des clous suffisamment solides pour supporter le poids d’un homme. Pour supporter des mouvements, des tentatives de fuite.
Une idée.
Qui germe comme ça. Mais quand ça germe, c’est qu’il y a des racines. Le vide, peut-être.
Penser à ce qu’on pourrait y faire. Sauter sur l’occasion, ou presque, lorsque je rencontre la fille. Aurore.
Lorsque je perds ma femme.
Longer le long couloir sombre ne me fait plus peur pour les mêmes raisons. Ce ne sont plus les inscriptions satanistes qui ralentissent ma lente progression dans le boyau. Plutôt l’odeur, au loin. Des fragrances de merde et de mort. De la pisse, aussi. Un soupçon de sang. Une odeur aigre.
Je les ai attachés, tous les quatre. Les uns après les autres.
Tous menottés. Bracelets avec pointes. Ils sont habillés. Ils se font dessus en permanence. Ca doit coller. Ca doit irriter. Ca doit être moite. Eczémateux.
Je leur apporte à manger tous les soirs. De la bonne chair fraîche, comme ils aiment.
Comme ils aimaient plutôt. Dans une autre vie.
Je les torture aussi, un peu. Un cutter qui tranche un téton. Qui tranche une paupière. Ils n’ont que ce qu’ils méritent.
J’en ai tué deux.
Parfois, je me demande ce qui m’a pris.
Tu deviens fou, me disait-elle.

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7 réflexions sur “Dernière fenêtre sur l’aurore de David Coulon

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