Ciel Orange de Andreï Rubanov.

Un polar russe décapant.

Une nouvelle fois les éditions Ombres Noires nous font découvrir un nouvelle auteur étranger. En effet depuis septembre 2013, pour les amateurs de noir bien noir, le label indépendant Ombres noires nous réjouit de belles découvertes   Aujourd’hui c’est un auteur russe qui est à l’affiche.

 Ciel Orange de Andreï Rubanov. Traduit du russe par YvesGauthier. Paru le 27 février 2013.  21,00 € ;  (472 p.) ; 21 x 14 cm.

Présentation « On avait l’impression d’apporter son obole à l’histoire du capitalisme russe au berceau ; au développement de la culture de consommation. Cela sentait le beau, le vertueux business. Ne restait qu’à trouver de l’argent. »Dans le Moscou consumériste des années 90, Matveï Matveev, chef d’entreprise heureux en amour, propriétaire d’un luxueux appartement et d’une automobile dernier cri, suscite bien des convoitises. Les apparences, pourtant, sont trompeuses. Financièrement aux abois, Matveï emprunte de l’argent à un politicien véreux et à son associé. Peu de temps après, il disparaît. Décidée à retrouver son époux, la belle et raffinée Marina engage le capitaine de police Plombov qui, en vieux roublard, va démêler les ficelles des jalousies exacerbées et de la vengeance facile. Roman débridé, Ciel orange met en scène des personnages plus vrais que nature, dans un Moscou implacable et résolument tourné vers une nouvelle ère économique.

Biographie

Journaliste et ancien taulard, Andreï Rubanov est actuellement une personnalité littéraire très en vogue en Russie depuis la publication en 2006 de son premier roman sur le monde carcéral. Son livre Ciel Orange a été sélectionné pour le prix du best-seller national russe. Résumé : Matveï Matveev est un homme comblé : il est à la tête d’une entreprise dont l’activité le passionne, le négoce de vins français. Sa femme est une personne intelligente et raffinée et il est l’heureux propriétaire d’un luxueux appartement à Moscou que beaucoup lui envient. Les apparences sont trompeuses car, en réalité, Matveï est au bord de la faillite. Son banquier, qui fût son ex-associé, est un individu cynique et suffisamment impitoyable pour lui refuser un crédit. Aux abois, Matveï est contraint d’emprunter de l’argent à Ivan Nikitine, un politicien véreux. Mais bientôt, l’homme d’affaires disparaît… Pour le retrouver, sa femme, Marina, s’attache les services du capitaine de police, Plombov, touchante figure issue des bas-fonds populaires de la Moscovie rurale. Pendant ce temps, Matveï est retenu prisonnier dans une cave et sous l’emprise de drogues administrées de force déroule le fil de sa vie.

 Extrait : Il sortit de l’immeuble. Frissonna. Du ciel bas de novembre tombait une eau qui tirait déjà sur la neige. Il regarda autour de lui (vieille habitude), mais rien ne mena- çait ni sa bourse ni sa vie. Il monta dans une spacieuse berline de la Société des Moteurs Bavarois, mit la musique en marche sur un lecteur de la Compagnie Japonaise des Winners, et vroum. Il se passe quelque chose, se dit-il. Quelque chose est en train de changer. Il y a comme un mur indéfinissable qui s’élève. Plus je vis, plus les réalités qui m’entourent me résistent. J’éprouve de plus en plus de peine à faire ce qui me semblait si facile auparavant. Rien ne m’excite dans cette grisaille. Rien pour le bonheur de mes yeux. L’âge, peut-être ? L’âge, tu parles, seulement 40 ans… Une fois dans sa voiture, il se sentit mieux. Soulagé. Comme toujours.

Petit avis : Andreï Rubanov, quarante trois ans, était un homme d’affaires à succès quand, en 1996, une affaire de détournement de fonds publics liée à la Tchétchénie l’envoie en prison pour trois ans. Il a tiré de cette expérience un grand nombre de romans et récits. Ciel Orange est un roman débridé à l’écriture maîtrisée, il met en scène une galerie de personnages plus vrais que nature, dans un Moscou implacable. De l’action, une bonnes dose de  réflexions socio-politiques, tout cela porté par un style concis , tranchant et efficace.

Ce Roman social et policier est une vraie belle découverte.

Citation :  Sun Tzu disait :« Si tu es faible, fais semblant d’être fort ; si tu es fort, fais semblant d’être faible. Tel est le chemin de la victoire. »

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7 réflexions sur “Ciel Orange de Andreï Rubanov.

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